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Samedi 7 novembre 2009
Prenez ceci (pour les non initiés, c'est votre dévouée) :



Mettez cela à ses pieds (bon, les miennes sont bleues, mais bon, on comprend quand même l'esprit):




Jetez sans vergogne l'ensemble là dessus:



Et vous obtenez ça:



(heu, c'est une hanche gauche... la mienne en l'occurence)

Et ça aussi:



Notez que le brave Neo n'a pas trépassé au cours de cette chute mémorable (mémorable aussi je pense pour la bonne dizaine d'automobilistes stationnés au feu rouge et qui ont assisté à ma déchéance sur le bitume...). Non, il s'est contenté de passer de "Kalashnikov" de la BO d'Underground, à la 25ème Symphonie de Mozart!


Brave bête !!





Par Louise - Publié dans : surprises
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Jeudi 5 novembre 2009
Un titre sans doute un peu sybillin pour la plupart d'entre nous, mais qui parle à Louise, j'en suis certain.

Oui, l'Homme du Picardie, ce batelier tranquille des années 60, qui parcourait les cours d'eau sur sa péniche et vivait des aventures aussi peu extraordinaires que la vie de tout un chacun, est décédé.

A 85 ans, Christian Barbier, puisque c'est bien de lui dont on parle - enfin, dont peu de personnes parlent, vu que je n'ai entendu cette info qu'hier soir rapidement -  est mort mardi soir, d'un cancer semble-t-il.

Il n'était évidemment pas que cet Homme du Picardie, il fut aussi le Bison dans l'immense Armée des Ombres, mais aussi le gendre effacé de Gabin dans La Horse, entre autres rôles (je citerais encore Week end à Zuydcoote, aux côtés de Belmondo) , souvent seconds, jamais secondaires.


Un grand acteur en somme, une masse, un tantinet renfrognée, mais éminemment humaine.
Encore une perte pour le 7ème Art.

Je laisse la parole à Louise.

Oui, Christian Barbier, c'est bien l'Homme du Picardie pour moi, avant même le Bison, je l'avoue...

Et pour cause, le Président m'ayant donné envie de connaître ses aventures rocambolesques en titillant ma curiosité quant à cette série que je ne connaissais évidemment pas, je m'étais rendue à la bibliothèque de ma ville et , oh, miracle (!!) , j'avais pu emprunter toute la série!

Et je me suis cognée, en suivant, durant une journée entière, l'Homme du Picardie!


Oui, oui, en suivant, avec ma bouteille d'eau, des gâteaux et mon chat à côté de moi, pour être sûre de ne devoir bouger qu'entre deux cassettes, pour aller faire pipi, à cause de l'eau, des fleuves, des péniches , tout ça, quoi!

Et j'y ai vu une série certes pas aussi agitée que NCIS, mais ô combien plus humaine, et d'où ressortait le profond désir de liberté - quitte à crever de faim - de ce capitaine de péniche qui voulait rester son propre maître.

Je suis émue en repensant à cette journée vidéo.

Ensuite, évidemment, l'Armée des Ombres et La Horse m'ont profondément marquée aussi.

Je suis donc aussi triste que le ciel de Limoges aujourd'hui en sachant que Christian Barbier n'est plus.
Par Le Président et Louise - Publié dans : cinéma
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Mercredi 4 novembre 2009
Nous avions parlé de lui l'an passé, à peu près à la même époque, et pour cause, il venait de fêter son siècle d'existence, et il vient de disparaître.

Je vais vraiment finir par croire en mon "mauvi", le mauvais oeil en patois corrézien....

Bref.


Claude Levi-Strauss est décédé ce week end, on ne l'a su qu'hier soir.

L'un des plus grands ethnologues, académicien de surcroît (on a beau critiquer, ça laisse quand même pensif...) quitte le monde.

Espérons que le monde saura lui rendre l'amour que le scientifique lui avait donné (même si, effectivement, sur la photo, là, son amour du monde ne transparaît que modérément... )

Petit aparté: Le monde du commerce textile risque de trembler aussi, si l'on en croit cette déclaration de Claude Levi-Strauss rapportée ce matin dans Libé: il affirmait que pas une semaine ne se passait sans qu'il ne reçoive une commande de jeans en provenance, la plupart du temps, d'Afrique! Comme quoi, le dialogue des peuples avait encore du pain sur la planche!!
Par Louise - Publié dans : portraits
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Mardi 3 novembre 2009
Oui, j'invente des adages si ça me chante, surtout les jours de pluie quand l'inspiration s'est fait la malle (quoi encore???)

Je vous présente ma page d'accueil d'internet, qui me donne la pêche chaque matin, et qui en plus évolue au cours de la journée.

Ah, c'est sûr, ce n'est pas très "identité nationale", mais honnêtement, je préfère, parce que devant des dirigeants comme Besson, je vais finir par avoir sacrément honte d'être Française, moi!

Voilà, voilà.....


Ca n'a l'air de rien, mais un bon sourire au réveil, ça peut vous rendre une journée radieuse!


Edit de midi:

à 10h, chaque matin, le cochon laisse sa place au chien zen:




edit de 13h30:

En début d'après midi, quand tu es bien heureux et zen à la fois, voilà que le mouton de la destinée vient te rendre une visite, fort sympathique, ma foi:


il est vraiment brave bête ce mouton:


Edit de 17h15:

Et le singe!! Vous n'allez pas oublier le singe quand même!!!!


Par Louise - Publié dans : surprises
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Lundi 2 novembre 2009
A faire chier le nabot et ses sbires!

Et rien que pour ça, il faut le maintenir!


Vas-y JP, fais lui mordre la poussière au Berluskozy* de l'Elysée!
(si on m'avait dit un jour que je serais derrière Raffarin, autrement qu'avec une batte de baseball.....!)

* copyright
NicMo, blog take it easy ,dont je recommande chaudement la lecture!
Par Louise - Publié dans : couleur orange
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Samedi 31 octobre 2009


A votre avis, ça:

" Les seules manifestations qui ont eu lieu sont des manifestations de joie pour célébrer ce président qui redonne l'espérance."

c'est sorti de la bouche du porte parole de Kim Jong Il, de celle de Goebbels, ou du fondement d'Estrosi, le 15 octobre dernier à Gandrange?


Par Louise - Publié dans : jeux
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Vendredi 30 octobre 2009

Aujourd'hui, assommée par une belle migraine, je me contenterais de vous livrer ce papier publié hier dans Le Populaire du Centre, rubrique "Vu du Campanile"

"Il pleuvait très fort, le jeune homme courait après le bus qui partait. Il finit par taper sur la vitre pour signaler sa présence, appel relayé bruyamment par d'autres jeunes gens dans le bus.
Le chauffeur, obligeamment, s'arrêta quelques mètres plus loin.
Un passager s'énerva : "On n'est pas à Ouagadougou, ici! "
L'un des jeunes gens se retourna et dans un grand éclat de rire répondit: "Ah, nous on sait pas, on est nés ici à Limoges!", provoquant alors l'hilarité générale... "

J'aurais aimé être dans ce bus ce jour là, juste pour voir....
Par Louise - Publié dans : couleur orange
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Jeudi 29 octobre 2009
" Frankenstein du rire","Dracula de la facétie", auteur cinglant d'un humour noir jouissif, Pierre Doris est décédé mardi soir d'un cancer du foie à l'âge de 89 ans.

Plume acérée, il savait aussi séduire les caméras, à la télévision ou au cinéma (dans Les Rois du Gag par exemple, aux côtés de Serrault).

Homme de scène, amoureux d'un autre écrivain mordant et politiquement incorrect, Molière, Pierre Doris devait fêter ses 90 ans ce 29 octobre.

Dernier pied de nez sans doute....

Laissons lui la parole pour conclure ce bien triste papier d'une touche d'humour noir: "nuance: quand un homme meurt on l'enterre, quand un arbre meurt, on le deterre"
Par Le Président - Publié dans : portraits
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Jeudi 29 octobre 2009
Alors, donc, quand l'inspiration se taille au détour d'un virage, on crée une nouvelle catégorie, facile et pas trop stressante, la catégorie qui n'intéresse que moi, celle des bouquins.

Des bouquins lus je veux dire, hein!

Alors, donc, let's start with:

La Peur de Gabriel Chevallier.


Oui, celui qui a pondu Clochemerle en 1934, avait, quatre ans auparavant, commis cet ouvrage majeur sur la guerre de 14-18. Tellement majeur qu'il a été retiré de la vente en 1939, quand les humeurs belliqueuses des uns et des autres ne s'accomodaient guère de sa description hyper réaliste de la boucherie des tranchées. Il ressortira dans les années 50.

Il décrit, par le menu, l'abomination de ce conflit, les hommes massacrés, découpés , transformés en charpies, mangés par les poux, l'arrogance crasse et la bétise de "ceux de l'arrière" qui poussent encore et toujours, mais s'engraissent sur les carcasses des Poilus.

Rien n'est épargné au lecteur quant à la capacité des hommes à détruire leurs semblables.

Mais ce qui a sans doute fait que le livre a été jeté aux oubliettes de l'histoire c'est que Chevallier y parle de la peur.

L'immense peur qui envahit les hommes au fond des trous, avant l'assaut, au milieu d'un bombardement. La Peur, permanente, le fil rouge de ce bouquin qui se dévore d'un trait tant il est prenant.

La peur, et la dénonciation sans ambage de l'incompétence et de l'abjection des chefs de guerre, gradés et politiciens, ont fait que ce livre incontournable est sorti de nos mémoires, contrairement au Feu de Barbusse.

Il est largement temps de redonner sa place à ce livre.

Voici qu'en dit l'auteur lors d'une réédition en 1951 (article tiré de Wikipédia) :


 
« Ce livre, tourné contre la guerre et publié pour la première fois en 1930, a connu la malchance de rencontrer une seconde guerre sur son chemin. En 1939, sa vente fut librement suspendue, par accord entre l'auteur et l'éditeur. Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. Il fallait le comprendre avant et agir en conséquence. »

« On enseignait dans ma jeunesse — lorsque nous étions au front — que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu quels prolongements ont eus ces turlutaines : mercantis, trafiquants, marché noir, délations, trahisons, fusillades, tortures; et famine, tuberculose, typhus, terreur, sadisme. De l'héroïsme, d'accord. Mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme. Ayons la loyauté d'en convenir, nous qui sommes revenus. »


« La grande nouveauté de ce livre, dont le titre était un défi, c'est qu'on y disait : j'ai peur. Dans les “livres de guerre” que j'avais pu lire, on faisait bien parfois mention de la peur, mais il s'agissait de celle des autres. L'auteur était un personnage flegmatique, si occupé à prendre des notes, qu'il faisait tranquillement risette aux obus. »


« L'auteur du livre estima qu'il y aurait improbité à parler de la peur de ses camarades sans parler de la sienne. C'est pourquoi il décida de prendre la peur à son compte, d'abord à son compte. Quant à parler de la guerre sans parler de la peur, sans la mettre au premier plan, c'eût été de la fumisterie. On ne vit pas aux lieux où l'on peut être à tout instant dépecé à vif sans connaître une certaine appréhension. »


Je n'avais jamais rien lu d'aussi cru, d'aussi fort sur la guerre de 14-18.

Mais malgré toute la dureté des mots, la vie et  l'humain, sont les acteurs principaux de La Peur, et cet extrait tragi-comique en est la preuve:

Dans le cantonnement, un ancien éprouvait avec soin la résistance de ses bretelles. Il s’aperçut que je le regardais et m’expliqua :

- ça t’épate, mon bleu, que je zyeute si attentivement mes bretelles ? Retiens ça : ta vieillesse future dépend de ce qui te sert à courir. L’agilité est la première arme du fantassin conscient et organisé, quand les choses ne vont pas tout à fait de la manière que le général avait prévue – ce qui n’est pas rare, sans rien dire du mal du général qui fait ce qu’il peut, c’est à dire pas grand’chose. Tu penses que les Boches sont plus marioles que nous ? Y a du vrai. Mais nous ne le sommes pas plus qu’eux non plus. Un jour tu les couillonnes et le lendemain c’est toi qui es couillonné ! La guerre, c’est du hasard, une sacrée pagaille à laquelle personne n’a jamais rien compris. Il y a des cas où il vaut mieux en jouer un air, sans user ta salive en discours patriotiques. Suppose qu’il te tombe à l’improviste trois ou quatre Fritz militaristes sur le porte-pipe… (C’est pas parce que t’as l’air d’un honnête petit gars que ça ne t’arrivera pas !) Pendant que tu opères ta retraite stratégique, en vitesse, si tes boutons de culotte te lâchent et que ton froc te tombe sur les jambes, t’es proprement faisandé par les camarades de Berlin. Je dis pas qu’ils sont pas des bons types dans leur genre, mais c’est quand même pas bien sain de trop les fréquenter. Comme on ne parle pas le même patois, on risque de ne pas se comprendre si on est pressé… J’en reviens à ça : les lacets de souliers, les bretelles, les boutons de culotte, les ceintures, tout ce qui sert à amarrer tes fringues, c’est des ustensiles qu’il ne faut pas négliger !



C'est donc chaudement que je le recommande.

Par Louise - Publié dans : j'ai lu
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Mercredi 28 octobre 2009
Faire la connaissance, "en vrai", de personnalités rencontrées sur la toile peut parfois s'avérer dangereux, ou, pour le moins, décevant...

Mais parfois, on tombe sur des pépites d'humanité, et là, on remercie la Providence/ le Ciel/Bill Gates, d'avoir eu l'envie un jour de créer une interface virtuelle appelée blog, qui permet de croiser des gens fabuleux, si, si, même en vrai!

(Voilà, encore un papier raccourci tant dans la longueur que dans l'épaisseur, mais bon, le virtuel n'est pas tout. )

Merci à ceux qui se reconnaîtront dans ce court exposé.

Par Louise - Publié dans : surprises
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