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coups de gueule

Mardi 7 février 2006

Depuis des jours, la télévision, la radio, la presse écrite et la population de France ne parlent que de ça: il neige et, comme si cela ne suffisait pas, il fait froid!

 

Mais quelle est donc cette incongruité climatique qui fait tomber la neige et les températures? Depuis fort longtemps, il paraît que ce phénomène s'appelle l'hiver. Mais c'est à croire que jamais aucun journaliste n'a vu tomber la neige en hiver.

Fin janvier, en effet, pas un journal télévisé qui ne débutait par une image de paysage enneigé et glacial.

Le téléspectateur, intellectuellement curieux, ou pour le moins désireux de s'informer de la marche du monde, se retrouve face à un monceau de vide neigeux et doit attendre la fonte des glaces pour voir à nouveau le monde tourner...

 Pendant ces périodes hivernales, l'information frôle parfois l'indigence également, car il va sans dire qu'un reportage de 3 minutes sur la neige devant la maison de monsieur Dupont présente un intérêt informatif proche du néant. Mais en monopolisant ainsi le temps d'information, la neige recouvre de son tapis de silence les affaires du pays, les explications constructives des décisions du gouvernement, les sujets graves qui pourtant ne manquent pas.

 

 Ce qui contrarie les foules n'a pas bonne presse. La neige en hiver fait partie de ces désagréments, empêchant les skieurs de gagner leurs chalets alpestres en bloquant les routes, mais devenant indispensable sur les pistes quand elle se transforme soudain en objet de loisir et de jeu..

 

Dans notre société du tout prêt tout de suite, l'hiver pose problème, car nous sommes devenus des enfants capricieux ne supportant plus la moindre contrariété dans nos projets.

 

Oui, il neige en hiver, et souvent il fait chaud au mois d'août, alors, cessons de nous gargarider de lapalissades, et penchons nous plutôt sur la véritable information.

Par Olivier
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Jeudi 9 février 2006

                                           

 

Chaque jour fleurissent dans les kiosques, les magazines consacrés à l'art de la décoration intérieure. Toujours plus tendance et design, la décoration de son chez soi devient presque un travail à temps complet.

 

Les Français se passionnent pour ce nouveau hobby, mais que cache réellement ce besoin? Peut être le désir de se créer un univers bien à soi est-il la marque d'une angoisse, d'une inquiétude pour le moins, des Français face à un monde extérieur de plus en plus agressif, violent et pollué.

               

La mode de la déco, de l'aménagement de son intérieur est peut être également un symptome d'une nouvelle forme d'individualisme. Chacun cherche à créer un petit nid douillet, tendance cocooning qui passe pour une marque de repli sur soi.

 

Le désir de se couper du monde est à rapprocher du paradoxe de l'hypercommunication par internet. En effet, chacun peut communiquer avec le monde entier sans bouger de son fauteuil design au milieu de son salon feng shui.

 


L'engouement pour la déco intérieure peut être interprété comme une percée d'individualisme, de repli sur soi, et, grossissons un peu le trait, de déni de l'autre. Il s'agit là d'un défaut de la société actuelle dans son ensemble, où le chacun pour soi prédomine, où les vieux meurent tous seuls dès qu'il fait trop chaud, où chacun se moque éperdumment de la condition de l'autre, trop heureux de pouvoir garder la tête hors de l'eau...

 


Ainsi, le nouveau hobby des Français ne serait pas si anodin, et recèlerait même  des effets pervers peu visibles dans les pages glacés des magazines.

Par Olivier
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Jeudi 9 février 2006

 

Oui, je sais, le titre est facile, sans doute déjà sorti dans moult journaux, mais peu importe.

Nous sommes tous dans Outreau depuis quelques mois, avec une montée en puissance ces dernières semaines.

Je voudrais simplement que la vindicte populaire autour de cette histoire atroce ne prenne pas le pas sur la justice. Je m'explique. Oui des innocents sont allés injustement en prison pendant des années, un d'eux s'est suicidé, tous sont brisés et laminés par ce qu'ils ont enduré. Ca, personne ne cherche à le mettre en doute. Jamais. Mais je crains qu'en ce moment, la haine de "l'opinion publique" se retourne trop vite contre celui que l'on nomme "le Juge Burgaud" et que chacun connaît aujourd'hui.

Tout d'abord, un tel dossier ne doit pas rester au jugement des pauvres hères que nous sommes, à moins d'avoir fait un doctorat de droit. Les arcanes de la justice sont trop serrées pour nos modestes esprits. Nous réagissons de façon épidermique face à  une telle situation, et si nous faisions un sondage dans la population française aujourd'hui, je crois que la majorité demanderait à ce que le juge finisse en prison. Mais ce n'est pas parce qu'il a commis des erreurs -ça c'est certain- qu'il est fautif au niveau des règles de droit, et c'est de ça dont il s'agit. Il ne s'agit pas de de savoir s'il a eu tort ou pas, nous connaissons la réponse, mais COMMENT il a eu tort. Et là, l'opinion publique n'a pas les armes intellectuelles pour le déterminer. Cette affaire ne doit pas tomber entre les griffes vengeresse d'une France qui réclame des têtes, c'est trop dangereux.

Revenons quelques mois auparavant, quand l'instruction se poursuivait derrière les murs du bureau de Burgaud, l'opinion publique -la même- avait trouvé des coupables idéaux pour satisfaire son besoin de spectaculaire et de sordide. 14 ou 15 monstres violeurs d'enfants, pervers et hideux... Combien de temps auraient-ils tenu dans une arène face à cette opinion publique? Deux minutes avant d'être écharpés...

Aujourd'hui, c'est facile de dire que le juge est un monstre prétentieux et coupable d'avoir détruit des vies, mais au moment de l'instruction, dans l'ambiance de l'époque, après l'affaire Dutroux, les données du problème étaient toutes inversées...

Gardons nous bien des jugements à l'emporte pièce, des phrases et des sentences toutes faites, des procès d'intention et des jugements de vainqueurs, laissons les parlementaires et les juges faire leur boulot dans cette affaire, et cessons de chercher des sorcières à brûler.

 

Par Louise
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Vendredi 10 février 2006

Je relisais avec grand intérêt les commentaires publiés suite à l'article sur Outreau et je voudrais pousser un peu plus loin la réflexion.

Revenons quelques années en arrière si vous le voulez bien. Nous sommes en 1980, 14 pédophiles présumés sont jugés, et condamnés. Ce sont des monstres, la France veut des exemples, les journaux racolent et font leurs unes avec ce titre: "La mort!". La foule défile dans les rues au cri de " guillotine pour les pédophiles!" Et 14 personnes perdent la vie sur un échaffaud barbare devant le peuple français rassuré de voir qu'au moins ceux là ne feront plus de mal à personne. Et puis, l'affaire suit son cours. Les familles des "coupables" continuent leur enquête et on aboutit à ce que nous avons vu ces dernières semaines: tous innocents... Quelle réhabilitation pour leurs cadavres étêtés? Aucune possiblité de reconstruction de la dignité, ils sont morts...

Revenons en 2006, et poussons un soupir de soulagement face aux acquittés d'Outreau qui peuvent venir témoigner de leurs souffrances terribles endurées pendant des années en prison à cause du zèle d'une juge trop jeune, d'une justice trop saturée, de lois trop punitives. La peine de mort n'existe plus, et je me battrai toute ma vie pour que jamais elle ne soit réinstallée en France.

Comme le dit le proverbe: "errare humanum est, perseverare diabolicum", surtout quand l'obstination prend la forme d'une lame de guillotine...

Par Louise
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Vendredi 10 février 2006

Cet article devrait être classé dans la catégorie Gros coup de gueule!

Je suis en effet très en colère contre le traitement réservé en ce moment à l'épidémie de chikungunya qui sévit à la Réunion. Certes le terme est cocasse et pourrait prêter à sourire s'il ne recouvrait pas une maladie fortement handicapante voire grave si elle frappe une personne fragile.

70 000 personnes sont malades, sur 700 000 habitants à la Réunion, et nos médias continuent de rire de l'épidémie? Où est l'humour de la situation? Cette calamité touche l'île depuis plus d'un an, et on en parle depuis 15 jours en métropole? De qui se moque-t-on? De nous c'est certain, mais plus encore des Réunionais! AAAAAAAAAAh, il ne fallait sans doute rien dire pour ne pas faire fuir le touriste blanc qui vient hâler sa peau de métropolitain sous le soleil du DOM, oui mais en attendant ce sont les gamins et les anciens de l'île qui souffrent. Car cette maladie est douloureuse en plus d'être invalidante, voire mortelle. Chez nous, on ne plaisante pas avec la grippe qui n'est qu'une maladie bénigne pour une personne bien portante mais qui peut tuer une personne âgée ou déjà malade! Mais là bas, quelle importance que les Noirs meurent! Je suis choquée par l'attitude totalement je m'en foutiste de nos autorités et de nos médias métropolitains!

On s'inquiète - peut-être à juste titre, qui sait- du H5N1 qui tue les poulets mais on se fout des noirs! La France n'a pas changé en fait! On a retiré l'image du bon nègre des boîtes de Banania, mais la France est restée figée sur sa vision paternaliste du noir, brave et inférieur! c'est intolérable!

Je croyais que la catastrophe d'août 2003 , où 15000 personnes sont mortes de chaud, en France, aurait servi de leçon à ceux qui nous gouvernent afin qu'ils prennent leurs responsabilités en temps et heures au lieu d'attendre l'hécatombe ou pour le moins la catastrophe...

Va-t-on un jour prendre conscience véritablement de la valeur de la vie humaine...

Par Louise
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Samedi 11 février 2006

Ce lilas etait le symbole d'un retour à la vie.

Imaginez...


Vous êtes jeunes, heureux en couple, et vous avez des revenus qui vous permettent de vivre aisément. Vous êtes locataires à Limoges, mais cette vie ne vous convient plus, vous décidez d'entrer dans le cercle des propriétaires.


Le bien, cette superbe maison, place Winston Churchill, au coeur de la ville. Trois étages, des murs de pierre, cette maison date du milieu du XIXème siècle. Vous en rêviez. Elle est à vous.
Ce que vous ignorez alors, c'est que cette maison ne vous appartient pas entièrement. Elle est déjà habitée par une personne qui est propriétaire d'un étage, et ce depuis 1955.

Une autre personne l'occupe, une locataire, présente dans ces murs depuis 1946. Depuis la fin de la guerre en effet, Yvonne vit ici. Elle y vécu des jours heureux et des tragédies aux côtés de son époux, décédé il y a 8 ans. Cette maison était le symbole du retour à la vie pour cet homme, car elle est située tout près de la prison où André, c'est son nom, a été incarcéré et tortuté pour faits de résistance en 1940, avant d'être déporté dans un camp de concentration nazi, Dachau, pour ne pas le nommer.

 Vivre ici était comme un pied de nez à l'Histoire. Symbole de vie aussi, André avait planté un pied de lilas dans le petit jardin de la maison. Ce lilas a pris de l'ampleur au fil du temps, protégeant de son ombre douce et parfumée les enfants et les petits-enfants d'André et d'Yvonne.


Mais vous ne voyez pas cette histoire, cette douleur de la déportation, de l'éloignement des siens, de la privation de liberté et d'humanité pendant quatre ans et onze mois. Vous ne ne voyez qu'un lilas qui est devenu encombrant dans ce jardin. Et puis, il faut être rationnel, vous dites vous.

Le parking du Champ de Foire va devenir payant, cette place dévorée par la végétation sera idéale pour servir de garage à votre auto. Il n'en faut pas plus pour vous décider à vous débarrasser de ce lilas, à le massacrer plutôt, car vous êtes pressés. Ainsi, vous, amoureux de cette maison, vous venez de lui arracher une partie de son âme, son symbole de vie, ce lilas planté au retour des camps de la mort.


Et pourtant, il y a peu, peut-être étiez vous de ceux qui frédonnaient cette chanson triste: "c'était un petit jardin..." Mais aujourd'hui, vous êtes propriétaires, maîtres chez vous, et c'est vous qui portez une fleur de béton au revers de votre veste.


Montmartre semble vide et les lilas sont morts.................

Par Olivier
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Samedi 11 février 2006

Ancien article de Louise , jamais publié mais qui va surement et malheureusement revenir à la mode!

 

C'était cela , première compagnie en Guyane , (bagne de Cayenne).

 

Ami buveur de boisson gazeuse voici la dernière trouvaille de ta chaîne favorite: filmer les tribulations de douze ex-personnalités -recalées de la Ferme sans doute- dans un camp militaire construit tout spécialement en Guyanne. Les chaînes de télévision ont trouvé le filon qu'il faut exploiter jusqu'à la nausée avec la télé-réalité. On apprend tellement sur TF1: à chanter, à danser, à jeter sa vie privée en pâture, à pleurer en direct, mais aujourd'hui, on peut également vivre les joies du service militaire devant son petit écran. La 1ère Compagnie -il y en aura donc d'autres?- se pose là comme symbole du bon goût et de la clairvoyance des dirigeants de TF1. Le télespectateur est à nouveau frappé là où ça fait du bien: dans son voyeurisme, dans son raisonnement proche du vide, dans son sadisme même (le slogan de l'émission parle de lui même: "Vous allez adorer ce qu'ils vont détester"). Délicieuse initiative que de glorifier l'armée en cette année 2005 qui, il faut sans doute le rappeler aux aficionados de la première chaîne, fêtera le 8 mai prochain le 60ème anniversaire de la fin des combats de la Deuxième Guerre Mondiale. Comme si cela ne suffisait pas à qualifier ce programme de "déplacé", rappelons que 2005 a débuté par la commémoratoion de la libération d'Auschwitz et qu'elle sera marquée au fil des mois par le souvenir de la libération des autres camps de concentration. Alors bien sûr, la 1ère Compagnie n'est pas Dachau, mais l'idée même de proposer un tel programme cette année est simplement obscène. Et pourtant, chaque soir, près de dix millions de Français s'extasient devant ce spectacle. Les douze has been, six hommes, six femmes, se livrent à une véritable prostitution médiatique, qui pour présenter une émission de télévision, qui pôur vendre un album, qui pour entrer dans le monde de la jet set. Pour cela ils ne reculent devant aucune humilition: crâne rasé pour les hommes, corvées, combats de boue... Pour parfaire ce tableau enchanteur, une prison punit les récalcitrants, pourquoi pas la pendaison par les pieds, bien plus accrocheuse sur le plan esthétique et médiatique!
Enfin ,pendant que des Castaldi, des Roucas et autres Marlène font joujou à la guerre (à leur décharge, il est possble que le fait d'être commandé par Laurence Boccolini puisse donner des envies de meurtre), des milliers de vraies recrues massacrent et se font massacrer en Irak, en Afghanistan,, en Tchétchénie, en Palestine... la liste est longue.
Ramassis d'obscénités amnésiques, la 1ère Compagnie est un nouveau moyen d'abrutissement des foules -consentantes- Heureusement, 50 millions de Français ne sont pas fidèles à cette caserne ridicule.
Pitié, ne retrouvons jamais la 1ère Compagnie, ni au clair de lune ni sur nos écrans.

Par Olivier
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Dimanche 12 février 2006

J'ai envie de parodier cette chère Maria Pacôme et de dire :"maman n'est pas contente!!"

Maman n'est pas contente car elle a quitté Limoges samedi matin pour rejoindre un lieu où internet n'a pas le droit de citer; à savoir la campagne corrézienne. Jusque là tout va bien, ça fait toujours du bien de se ressourcer un peu. Mais je pensais quand même trouver plus de matière sur le blog en rentrant. Je veux parler des commentaires en fait, pas des articles qu'Olivier poste régulièrement et que je remercie vraiment. Bref. Je suis déçue que l'article sur le traitement médiatique du chikungunya à la Réunion n'ait reçu aucun commentaire... Je suis déçue de voir que j'ai raison quand je dis que la france s'en fout...

Quant à l'article sur la peine de mort, je ne suis pas vraiment de ton avis Maître Po,car je reste intimement convaincue que les français sont réellement et foncièrement pour la peine de mort. En 1981, la loi est passée contre l'avis de la majorité de la population, et ça n'a pas changé aujourd'hui. Les français ne sont pas des libéraux dans l'âme, Vichy n'aurait pas eu un tel "succès" - pardonnez moi l'expression - si tel avait été le cas... Ca j'en suis persuadée, malheureusement. La France est majoritairement traditionnaliste, même les gens se disant de gauche.

Par Louise
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Mercredi 15 février 2006

 

Suite aux commentaires de l'article sur Monsieur Colombo, je voulais mettre en ligne un article de Louise qui a à peine un an, concernant des propos tenus par une personne qu'il ne fait jamais bon nommer , mais cet article me tient à coeur puisque fervent défenseur des résistants et voisin d'Oradour sur Glane.

 

 

L'hydre négationniste n'a pas dit son dernier mot semble-t-il.
Aujourd'hui, dans un brûlot nazillon qui n'a de journal que le format, M. Le Pen a fait parler de lui. Coutumier du fait et amateur de provocations aussi obscènes qu'émétiques, le président du Front national a affirmé que "l'occupation allemande en France n'avait pas été inhumaine". Non content de se vautrer dans le mensonge le plus éhonté, il a cru bon de rajouter qu'il "aurait beaucoup à dire sur Oradour sur Glane".
Assagi apparemment durant la campagne présidentielle de 2001, le mentor du fascisme à la française sort enfin de sa réserve et offre à la bétise crasse des pauvres d'esprit du grain à moudre.
Triste anniversaire que ce 12 janvier qui avait vu débuter le procès des bourreaux incendiaires d'Oradour.
Nonobstant le fait que M. Le Pen écrase du pied la lutte de millions de Résistants et de déportés, il bafoue la mémoire des 642 morts d'Oradour, de leurs familles, de ceux qui ne trouveront plus jamais le sommeil.
La Démocratie ne saurait tolérer de tels propos, même au nom de la liberté d'expression.
Acceptera-t-on encore longtemps les borborygmes pestilentiels de M. Le Pen et de son aréopage nauséabond? Il est temps que la conscience républicaine fasse entendre sa voix, sinon le pire reste à craindre.

Par Olivier
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Vendredi 17 février 2006

Vous allez dire que je suis têtue, mais je reviens sur mon problème de chikungunya. Ce matin, à la radio, le ministre de la santé parlait de 100 000 à 200 000 personnes touchées par cette maladie au nom grotesque mais aux effets désasteux. Heu... Sur 700 000 habitants, je trouve que ça commence à faire.

En revanche, il ne semblait pas sûr que les effets soient vraiment dangereux... En même temps, la solitude et la chaleur sont rarement létales sous nos contrées et pourtant, 15000 personnes en sont mortes...

Je reste très en colère encore contre notre façon de considérer les réunionais. Et la visite ô combien médiatique mais ô combien inutile de DSK ne me fera pas changer d'avis.

Et que dire du camouflet de Chirac avec son porte-avion? En fait de camouflet, c'est toute la France qui a pris une leçon d'humilité sur le coup! A force de considérer les autres pays, en particulier les pays dits sous-développés, comme des pays conquis, la France va vite se trouver seule avec sa gloriole et son passé doré... Mais les autres auront avancé sans elle... L'inde vient de nous donner une leçon, le monde est en train de changer, et la France doit s'accrocher.

Par Louise
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