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portraits

Jeudi 9 février 2006

Merci monsieur Villeret

Vendredi 28 janvier 2005, un des meilleurs acteurs français (deux césars) nous quittait. Agé de 53 ans seulement, à l'apogée d'une carrière riche , Jacques Villeret est parti. Celui qui nous avait tant fait rire avec de Funès dans La soupe aux choux ou, plus près de nous, dans le Dîner de cons -entre autres- nous laisse seuls.

 

Sa disparition a le goût amer de la perte des gens que l'on aime. Car il était aimé de tous, reconnu de tous. Ses gros yeux tristes se sont fermés vendredi il y a un an. Plus jamais son visage poupin et ses cheveux en désordre n'éclaireront  nos écrans. C'est le désespoir qui a tué Jacques Villeret. La dépression qui le rongeait de l'intérieur comme une chienne.

 

Cet homme si débonnaire ne s'est pas relevé de la trahison, et elle l'a tué. La trahison frappe plus fort les personnes bonnes car elle leur est totalement étrangère, incompréhensible. La trahison a ouvert la brêche à la maladie. La maladie a fait le lit de la bouteille.

 

Jacque Villeret s'est suicidé. Au whisky. Ce suicide lent et redoutable est encore plus brutal qu'une balle dans la bouche. Il révèle encore plus la cruauté de la dépression qui l'a tué avec prémeditation.
Il nous manque. Il nous manquera à jamais.

Ce qui est déplorables , pour les passionnés de cinéma comme moi et très certainement beaucoup de gens , c'est qu'il n y a pas eu d'hommage , comme c'est la l'habitude , sur les six chaines de base.

 

Cette article est dédies à tous les amateurs de Jacques Villeret , de cinéma et voudrait aider à combattre une chose que je connais trop bien : la dépression.

 

Par olivier
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Mercredi 15 février 2006

 

Merci pour votre drolerie et vos multiples talents

 Plus de 180 films à son actif, comédien de théâtre et de génie, André Darricau est parti hier soir, à 80 ans. Son zézaiement et son bégaiement ne nous enchanteront plus. Nous venons de perdre un "gentil" qui trouvait que l'humour français dans les films actuels était trop mordant. Lui qui se destinait à une carrière de pianiste a rencontré le cinéma après avoir crevé de faim en faisant des numéros loufoques au cabaret des Trois Baudets, là même où avaient débuté Brassens ou Brel...C'est Sacha Guitry (rien que ça!) qui le découvre un soir de 1956. Il lui donne sa chance au cinéma.

Darry Cowl entre en scène aux côtés de deux grands, Michel Serrault et Jean Poiret. Il tournera avec d'autres pointures du cinéma: Francis Blanche, Michel Galabru entre autres.

Le monde du cinéma reconnaît le talent de cet hurluberlu tellement sympathique en lui décernant un César d'honneur pour sa carrière en 2001, et un César du Meilleur Second rôle en 2004, pour sa prestation excellente de concierge dans Pas sur la bouche d'Alain Resnais.

La scène du théâtre l'attendait en 2005, mais la maladie qui l'a finalement tué l'en a empêché.

Il nous restera éternellement son fameux "Petit Canaillou ", mais il nous manquera quand même quelque chose pour que notre sourire soit complet...

Au revoir, monsieur Cowl, et merci.

 

Par Olivier
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Dimanche 19 février 2006

 

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de la disparition du père de la chanson française.

 

Après 70 années de carrière Monsieur Charles TRENET est parti rejoindre son univers fantasque au paradis des artistes le 19 février 2001 à l'age de 88 ans.

Nous pouvons constater qu'il est repris voire souvent massacré par de jeunes chanteurs que je ne nomme pas car cela reste , (vous me direz) , subjectif. Que Jacques Higelin en digne fisl spirituel de Trenet a réalisé une tournée immense en france avec son spèctacle : " Higelin enchante Trenet ".

Charles Trenet c'est 1000 chansons , une dizaine de film , des romans , des peintures .....................!

Pascal Sevran m'avait confié , il y a deux ans , que pour lui Trenet était , est et sera toujours le plus grand chanteur français. Je partage bien evidemment cet avis , pour Pascal Sevran , il est impossible de choisir une chanson dans le répertoire de Trenet mais il a réussi à me dire : " c'est impossible mais comme ça , je dirais , Que reste t il de nos amours ? " Je ne suis pas d'accord avec ce choix mais sur un millier de chansons , c'est plus que normal.............!

Non , je me laisserais tenter par Le revenant car elle colle assez bien à ma vie. 

Pour ceux qui ne le savent pas encore La Mer composée en 1945 , en 10 minutes dans un train a été reprise par des gens comme Sinatra , Presley , Tom Jones , Mouskouri  etc etc ......... plus de 6000 versions à ce jour dont Carte de séjour.

 

 

Donc Charles Trenet , un comble pour l'admirateur que je suis est décédé le jour de mon anniversaire pour la énième fois. Il a été tué en 1940 par la Gestapo , accusé d'être juif et de s'appeler Netter et non Trenet. Il a entendu sa mort dans un accident de voiture en 1975 alors qu'il écoutait la radio............. Alors le poète de Narbonne est il vraiment mort ? Non tant que l'on entendra sa voix et que l'on s'inspirera de son monde , Trenet sera toujours la !

 

Ils s'aimaient depuis deux jours à peine
Y a parfois du bonheur dans la peine
Mais depuis qu'ils étaient amoureux
Leur destin n'était plus malheureux,
Ils vivaient avec un rêve étrange
Et ce rêve était bleu comme les anges
Leur amour était un vrai printemps, oui
Aussi pur que leurs tendres vingt ans

 


C'est la romance de Paris
Au coin des rues, elle fleurit
Ça met au coeur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu
Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris
C'est la romance de Paris



La banlieue était leur vrai domaine
Ils partaient à la fin de la semaine
Dans les bois pour cueillir le muguet
Ou sur un bateau pour naviguer
Ils buvaient aussi dans les guinguettes
Du vin blanc qui fait tourner la tête
Et quand ils se donnaient un baiser, oui
Tous les couples en dansant se disaient



C'est la romance de Paris
Au coin des rues, elle fleurit
Ça met au coeur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu
Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris
C'est la romance de Paris


C'est ici que s'arrête mon histoire
Aurez-vous de la peine à me croire?
Si j'vous dis qu'il s'aimèrent chaque jour
Qu'ils vieillirent avec leur tendre amour
Qu'ils fondèrent une famille admirable
Et qu'ils eurent des enfants adorables
Qu'ils moururent gentiment, inconnus, oui
En partant comme ils étaient venus

                       

                       

Reprise par Patrick Bruel (à sa façon) , son album le plus vendu........!

 

 

Par Le Président
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Vendredi 3 mars 2006

Aujourd'hui, 3 mars, souvenons nous d'une grande figure de la littérature française, qui s'est éteinte il y a juste 10 ans: Marguerite Duras.

Née Marguerite Donnadieu en 1914, elle passe toute son enfance au Viet-Nam et arrive à Paris en 1932 pour poursuivre ses études de droit. Elle y rencontre son futur mari, Robert Antelme qu'elle épouse en 1939. Elle rencontre également son futur deuxième époux, Dionys Mascolo. Quand la France est occupée, tous les trois entrent en Résistance. C'est dans cette période troublée que Marguerite écrit son premier ouvrage"Les Impudents". Elle publiera une seconde oeuvre toujours pendant la guerre. En 1944, son mari se fait arrêter et est déporté à Dachau. Marguerite entre au PCF. Robert Anthelme est libére en 1945. Margurite raconte ce retour et comment elle a remis sur pied son époux détruit par les camps, dans La Douleur. Elle y raconte aussi comment , une fois remis, elle a divorcé pour épouser Dionys Mascolo.

Les années 50 sont extrèmement riches en publications dont "barrage contre le Pacifique" et "Moderato cantabile". Certaines de ses oeuvres sont adaptées au cinéma par René Clément ou Alain Resnais.

Marguerite, la militante de gauche, quitte bientôt le PCF, mais garde une attitude de rebelle: elle manifeste contre la guerre en Algérie, est active en  mai 1968.

Les années 70 sont celles du septième art, avec, entre autres, "détruire dit-elle" en 1969, et bien d'autres adaptations sur les écrans ou sur les scènes de théâtre.

En 1980, elle postule à l'Académie Française, sa candidature est rejetée au motif qu'elle n'est pas une personne assez "convenable"...

elle s'éteint le 3 mars 1996 et est inhumée au cimetière Montparnasse.

D'elle même, Duras disait:" Je suis écrivain, rien d'autre qui vaille la peine d'être retenu". Retenons aussi la femme militante et engagée.

 

Par Louise
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Vendredi 17 mars 2006

Monsieur Caméra invisible a disparu à l'age de 82 ans!

                  

Jacques Legras a commencé sa carrière dans la troupe des branquignols créée par Robert Dhéry et sa femme Colette Brosset (actuellement au théatre) à la fin des années 40.

La troupe des Branquignols aura lancé des acteurs comme Michel serrault , Jean Carmet , Pierre Tornade , Louis de Funès , Pauline Carton , Francis Blanche , Micheline Dax , Jean Lefebvre , Jacqueline Maillant , Jean Richard et tant d'autres.

Jacques Legras reconnaisable à sa célèbre moustache aura été un habitué des second rôles dans une centaine de film mais il restera le monsieur caméra invisible que de pales copies comme Lafesse , Sebastien Thierry , Dan Bollander....................... chercheront à reproduire. Mais le talent ne se copie pas!!!! Il a travaillé de nombreuses années avec Pierre Bellemare et Jacques Rouland sur la caméra invisible.

Mais , tout le monde se souviendra de Jacques Legras au cinéma dans le petit baigneur en curé Henri Castagnier , curé de l'église bien dévastée baptisée " Notre dame des courant d'air" , sans parler d'hibernatus , la Belle Américaine , Retenez moi ou je fais un malheur , La Gitane.............

Merci à vous Monsieur Legras .

Par Le Président
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Jeudi 28 décembre 2006

On lui prête 5000 titres, dont 500 tubes, rien que ça. Pierre Delanoë est décédé hier, à 88 ans. Il a écrit pour les plus grands artistes depuis les années 50 comme Piaf ou Georges Guetary. Mais c'est dans les années 60 et 70 que Pierre Delanoë a connu son envol artistique: Polnareff, Sardou, Lenormand, Hallyday, Nicoletta, Joe Dassin bien sûr, Gilbert Bécaud, incontournable, avec L'orange, Nathalie, La Solitude. La liste est trop longue.

Chaque année, les pauvres recrues de la non moins pauvre Star Ac s'époumonnent sur des tubes de Delanoë. Il n'est pas prêt de disparaître de la scène culturelle française, même sans ça d'ailleurs!! Heureusement!

Hormis quelques rares chanteurs de la nouvelle scène française que je ne nommerais pas ici (je vous laisse apprécier) , Pierre Delanoë a écrit pour presque tout le monde. A la vue de la pauvreté des textes actuels, j'espère que Jean Lou Dabadie reprendra pour encore longtemps le flambeau de la chanson française.

Par La Président
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Samedi 5 mai 2007

(http://www.primo-europe.org/interview.php?numdoc=In-891418117)

Franchement, nous vivons en ce moment une période très sombre pour le milieu artistique. Chaque jour ou presque nous apporte son lot de malheur, aujourd'hui, je viens d'apprendre la disparition d'André Valardy,lundi 30 avril, à l'âge bien trop précoce de 68 ans. Cancer lui aussi...

Son visage était aussi sympathique que discret, mais chacun d'entre nous a au moins pu le voir, expédié sur un arbre alors qu'il faisait du stop dans L'Emmerdeur (film excellent qui plus est), sa filmographie parle aussi de Rabbi Jacob, et d'une cinquantaine de films et de séries.

Mime et comédien belge, il avait le visage de caoutchouc et un regard de grand enfant.

Encore un que le crabe ignoble n'a pas épargné.

Par Le Président
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Mercredi 23 mai 2007


En tous cas, si on le voit encore, sa voix s'est éteinte avec Georges Aminel (Jacques Maline de son vrai nom) il y a quelques jours. Là aussi je l'apprends aujourd'hui seulement...

Bref. Outre sa carrière de doubleur de Grosminet, Georges Aminel fut, et ce n'est pas négligeable, le premier comédien noir à être admis à la très conservatrice Comédie Française, en 1967. Mais il en est parti bien vite, 5 ans après, car, mine de rien, un comédien noir, ça se voit et on ne lui donnait pas tous les rôles que son talent pouvait lui permettre de jouer. 

Ainsi en 1972, il incarnait Oedipe dans une mise en scène de Jean-Paul Roussillon. La pièce fut fortement décriée par la critique qui s’indignait que le rôle d'Oedipe fût donné à un noir. On le remplaça par Claude Giraud en proposant à Aminel un prochain rôle dans Othello. Il démissionna à la suite de ce que l'on peut aisément considérer comme un affront.

Déçu, il disait en 1979: "je suis trop blanc, trop noir, le cheveu trop crépu ou pas assez. C'est bien simple, j'ai passé mon temps à me barbouiller et à prendre un accent."

Le doublage est vite devenu sa seconde nature, plus facile à vivre sans doute, car là, la couleur de peau n'a pas d'importance. Il fut donc, outre Grosminet, la voix de Yul Brinner, d'Orson Welles ou encore de Dark Vador. 

Les mentalités du Français n' ont guère évolué depuis cette époque, car ce n'est qu'en 2002 que Bakary Sangaré est devenu le premier acteur africain à y entrer. 

Il reste du travail là aussi!!

Par Louise
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Mercredi 23 mai 2007

Expliquer la théorie des cristaux liquides avec des pommes, voilà un moyen fort singulier pour un Prix Nobel de Physique de faire aimer sa discipline. C'était Pierre-Gilles de Gennes, il avait été récompensé de son immense travail en 1991. Il n'a pas été épargné pour autant. Il est décédé vendredi dernier à 74 ans, un peu jeune, à mon avis, son génie ne l'a pas protégé... 

Je suis une méga bille en physique, je n'ai jamais rien pipé à cette matière en cours, mais je connaissais cet homme et je voudrais lui rendre hommage. Touche à tout, il avait travaillé sur les colles (la superglue, c'est grâce à lui), les cristaux liquides donc, les gels,.... et plein d'autres choses au nom barbare que je me garderais bien de citer ici!! 

Et puis il avait une "gueule" à faire du cinéma, ce qu'il fit d'ailleurs, dans un rôle tout à fait cocasse dans "les palmes de M. Schultz": il est cocher, avec un de ses amis, Georges Charpak... tout simplement!

Par Louise
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Vendredi 1 juin 2007

anti_bug_fckAujourd'hui, je voudrais rendre un hommage appuyé à une personne qui a fêté ses 100 ans il y a  deux jours et qui garde sa clairvoyance et son intelligence pétillante. Je ne la connais pas du tout, je le reconnais, j'ai lu un article sur elle dans le journal. Elle s'appelle Germaine Tillion, elle est née le 30 mai 1907 dans un village au nom bien trouvé, Allègre (pas comme le ministre, hein, comme l'allégresse plutôt!) en Haute Loire.

germaine-tillion.jpg Cette femme, qui est une brillante ethnologue, a pu analyser de l'intérieur les mécanismes de la barbarie et de la bassesse humaine, ayant été déportée avec sa mère à Ravensbruck en 1943. Elle était entrée en Résistance dès 1940, dans les rangs du musée de l'Homme et avait été arrêtée en 42 après que des nazis eurent inflitré son réseau d'évasion de prisonniers coloniaux.

Femme forte, elle survécut à la mort en déportation de sa propre mère et se mit à écrire sur les camps de la mort nazis dès son retour parmi les vivants.  Elle enquêta sur les crimes nazis, sur les crimes soviétiques, créa l'enseignement en milieu hospitalier, s'insurgea contre la torture en Algérie (pays qu'elle avait étudié en profondeur avant la guerre). 

Elle ajouta à sa lutte contre la barbarie humaine, la lutte contre l'oppression des femmes méditerranéennes. Germaine Tillion est l'une des rares femmes à avoir été décorées de la grand-croix de la Légion d'honneur. L'âge n'a en rien altéré sa capacité d'indignation et de révolte, elle a pris position contre la torture en Irak et a été solidaire des sans papiers récemment. 

En 1940, l'éditorial du 1er numéro du journal clandestin du musée de l'Homme titrait: "Résister, c'est déjà garder son coeur et son cerveau". Nul doute que Germaine Tillion a fait sienne cette phrase à l'aube de son centenaire. A méditer...

Par Louise
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