Paris, la commune

Publié le par Louise

Je suis rentrée de Paris cet après midi.

Arrivée à Limoges sous le soleil après une matinée dantesque sous la pluie parisienne, à crapahuter 3 heures de rang dans le plus fameux cimetière sinon du monde, pour le moins d'Europe, Le Père Lachaise. Peut être que cet aspect de ma personnalité n'est pas très sain pour tout le monde mais je suis en effet très attirée par les cimetières. Celui de Louyat, à Limoges est déjà pas mal: 200 ans, 35 hectares, de tombes ornées de porcelaine qui sont de vrais trésors, mais rien à voir avec Paris. Ce n'est pas par morbidité ou satanisme ou même spiritisme que j'aime les cimetières, mais bien pour l'histoire, et au Père Lachaise, j'ai été servie!!

Mais en 3 misérables heures, je n'ai vu qu'une infime part de ce haut lieu de l'histoire. Et, franchement, je suis allée au Père Lachaise sans aucune préparation, donc, je n'ai pas vu grand chose. Mais ce que j'ai vu ne me quittera plus.

Je ne savais pas que Le Père Lachaise accueillait en son vénérable sein une dizaine de "tombes hommage", de sculptures à la mémoire des déportés des camps nazis.

Orianenburg

Ces oeuvres, outre le message qu'elles véhiculent, sont des coups de griffe à la mémoire du passant. Personne, même un touriste italien égaré et qui cherche Jim Morrisson, ne peut rester indifférent à ces représentations de la souffrance, de la douleur, de la cruauté mais aussi de la force, de la vaillance, du courage et de l'espoir humains.

Buchenwald et Ravensbruck

Ensuite, sur le même chemin, on aborde un mur. Celui où Monsieur Thiers a fait exécuter les communards, les révolutionnaires de 1871, en mai: le Mur des Fédérés. Pour une admiratrice de Louise Michel, la Commune ne peut être passée sous silence, et ce symbole de la répression sanglante d'une volonté de liberté inouïe dans l'histoire restera gravé dans ma mémoire. Car savoir est une chose, mais voir en est une autre.

Voilà donc, entre autres choses ce que j'ai pu voir sous la pluie de Paris Est. Accessoirement, j'ai pu voir la sépulture de Malik Oussékine, que je ne cherchais pas mais devant laquelle je me suis recueillie.

J'ai en outre eu la "chance" de me faire interpeller 5 fois pour donner des informations à des touristes plus perdus que moi qui cherchaient qui la sortie, qui la tombe de la môme Piaf, pourtant avec mes cheveux trempés, mes bottes massacrées, et mon énorme sac à dos beurré, je n'avais rien d'une parisienne en promenade... Sans doute le fait d'être corrézienne m'a-t-il servi... Certains comprendront pourquoi je dis ça, les autres attendront lundi pour avoir l'explication!

 

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Minos 05/04/2007 14:53

hi hi hi... pas besoin de t'excuser, j'avais compris !
Merci de m'avoir rassurée et de m'avoir dit que ces "histoires" n'ont jamais existées.

Louise 05/04/2007 14:27

ah c'est tout moi ça! tu as cru que j'etais en colère? pas du toutoutoutoutuuuuuuut!!!!!
c'est que l'histoire de la resistance me tient tellement à coeur que je suis révulsée par ce que je lis parfois chez les fachos de tous poils!
et paf tu as cru que j'adressais ma rancoeur contre toi!!!
toutes mes excuses!
 

Louise 05/04/2007 14:21

je suis allée faire un tour rapide très rapide sur le net pour voir bernard lelay, et evidemment, je suis tombée sur le blog émétique et répugnant d'enzo qui traite de ce sujet.
je n'accorde pas la moindre once de crédit à ce type qui trouve que le pen est un tendre démocrate, que pétain est un petit joueur et que le racisme est la chose la plus naturelle dans une société!
tout ce qui vient de la bouche de cet égoût est méprisable. inutile de chercher un soupçon de vérité non déformée, non détournée ou non falsifiée dans les dires de ce type... Faurisson à côte de cette raclure ultra fasciste est un coco souriant!
il fait croire à grand renfort de """preuves"""" que ce qu'il raconte est réel, mais c'est une énorme ficelle de révisionnistes ça, de négationnistes, c'est leur spécialité. Les ordures du genre de Enzo ou de Faurisson et consort vont t'amener des preuves de ce qu'ils avancent, mais elles sont uniquement nées dans leurs cervelles de fachos! l'histoire de la guerre peut être corroborée par des milliers de témoins encore, des milliers d'hommes et de femmes qui sont revenus des camps, qui sont revenus des prisons, qui sont sortis des fermes allemandes, des usines, qui se sont battus dans les maquis, qui ont tremblé toutes les nuits, qui ont vu la vérité.
alors laisse vraiment Enzo pour ce qu'il est, lire ces abominaitions ne sert pas l'histoire, cela ne sert qu'à ridiculiser leurs auteurs! accessoirement à les conduire en taule!

Minos 05/04/2007 14:16

Eh, ne me mange pas :)
Je suis entièrement d'accord avec toi !!!
Mais je disais seulement que certains textes peuvent faire des dégats chez les esprits faibles en accusant les résistants de massacres sur des femmes et des enfants ou d'acte de barbarie, c'est tout.
Ce genre de propagande peut fait du mal, c'est tout ce que je voulais dire.
 

Louise 05/04/2007 13:50

quand un train saute, s'il y a des soldats dedans, oui ça fait des dégats, ça s'appelle la guerre, c'est l'atrocité même....
il faut remettre les choses dans leur contexte, pour comprendre. l'histoire n'est JAMAIS noire ou blanche, elle est faite de compromis, de troubles, de non dits..... rien n'est tranché dans l'histoire. mais faire de Guingouin par exemple un boucher parce qu'il a remporté une des batailles les plus décisives de la guerre, sur le Mont Gargan est une aberration fantasmatique de fachos! ça c'est clair! des hommes sont morts de chaque côté, mais c'était malheureusement la règle du jeu de la guerre.
Derniere chose: que je sache, les rafles d'enfants, les déportations, l'Holocauste, les atrocités génocidaires, ne sont en aucun cas des  faits de resistants... et ça, on ne peut pas le réécrire.
laisse les fachos cracher leur venin, et prends du recul par rapport aux enjeux de cette guerre: empecher l'extermination totale d'un peuple....
à bon entendeur!