je ne veux pas travailler....

Publié le par Louise

En ce samedi de mi août, certains, comme votre serviteur, travaillent.

 

 

Et ce travail donne du mal, déjà par le simple fait qu’il oblige à se lever, à se sortir des draps , des bras aimés, des pattes des chats ronronnants près du visage (d’aucuns trouveront cela sale, mais ceux qui vivent avec des chats connaissent ce bonheur subtil de se faire réveiller par des ronrons bruyants de matous).

 

 

Bref, le travail est une torture et son étymologie même le prouve. Comme beaucoup le savent déjà, l’origine du mot « travail » est « tripalium », sorte d’instrument à trois pieux et accessoirement objet de torture des Romains….Aha, font moins les malins au MEDEF !!!

 

 

Une étude poussée du terme « tripalium » explique à merveille l’origine du mot travail : (je cite pour cela P. Demarais, qui en mars 1998 a publié sur le net une étude extrêmement pointue à ce sujet. Je vous invite à lire son texte, très ardu par moment, qui est une étude philosophique érudite de la notion de travail et de chagrin, si ça vous tente !!!)

 

 

 

Alors, notre tripalium. A l’origine, il s’agit d’un instrument fait de 3 pieux, donc, utilisé par les paysans pour entraver les bêtes qui mettaient bas (= travail = douleur) ou bien celles que l’on voulait soit ferrer, soit marquer au fer, soit opérer (= douleur).

 

 

Pour les Romains, le tripalium sert aussi (et surtout) d’instrument de supplice.

 

 

Le Dictionnaire historique de la langue française (un énorme bouquin bleu, enfin le mien est bleu !!) de chez Robert, attire en outre notre attention sur  croisement lexical entre tripalium et « trabicula » qui signifie petite travée, petite poutre, chevalet de torture… Tiens , tiens ! en effet, « trabiculare » signifie torturer, travailler au sens de faire souffrir (sens qui nous est resté n’est-ce pas ? « cette histoire me travaille »…)

 

 

Jusqu’au 13ème siècle, travailler signifie torturer. Ce terme s’appliquait non seulement aux suppliciés mais aussi aux femmes parturientes qui pouvaient sans doute être immobilisées dans un tripalium quand les douleurs devenaient insupportables…comme une brebis…. Bref.

 

 

Ce n’est qu’à partir du 16ème siècle que l’idée de transformation de la matière première prend le pas sur l’idée de torture. Travailler prend alors le sens actuel de « faire un ouvrage ». Mais les autres sens n’ont pas disparu : on parle toujours de travail pour l’accouchement.

 

 

En outre, comme le souligne justement P Demarais, le verbe « travailler » est transitif, on travaille la matière ; le bois, l’or, le cuir, donc, l’idée de violence perdure : le travailleur est celui qui torture, il est le tortionnaire en somme !!!!

 

 

Nous voilà bien, non seulement le travail est une torture mais en plus c’est le travailleur qui est le bourreau !!!

 

 

Ben moi, si c’est comme ça je retourne me coucher !!!

Publié dans mctproduction

Commenter cet article

louise 12/08/2006 17:28

comme ça fait plaisir de voir tout le monde en grande forme !!

Andy 12/08/2006 13:53

les pommes de quebec sont aux pommes normandes ce que les québecois sont aux normands : des cousins/cousines !

Cadet 12/08/2006 13:46

Coucou revoilou le ThierrounetAllons les enfants  que la pomme ne provoque aucune discorde entre vousMais Tabernacle! que c'est bon une reinette du Canada

Thierry 12/08/2006 13:39

Ah oui mais tu dis ça sans connaître les pommes du Limousin qui n'ont rien à envier aux Normandes! ;-)

Andy 12/08/2006 13:31

Pourquoi une belle hélene a paris ?
Les pommes de normandie sont bien meilleures ;-)