Tête chercheuse

Publié le par Louise

Alors que le monde entier vit à nouveau sous la menace d'une épidémie due cette fois aux cochons mexicains, des chercheurs sont, semble-t-il, sur le point de découvrir un moyen de sauver l'humanité des attaques virales et infectieuses en tout genre, dont, et c'est notable, le SIDA.

Non, Benoît 16 n'est pas devenu scientifique.

Des chercheurs se sont en effet penchés sur un phénomène qui a massacré 1/3 de la population européenne au Moyen Age: la peste noire.


Et en particulier celle de Londres au milieu du XVIIème siècle.

Cette épidémie a tué près de 200 000 londonniens sur les 400 000 habitants de la capitale britannique. Les scientifiques ont donc réfléchi à ce qui avait pu "sauver" les 200 000 autres.

Ils ont pensé à regarder de ce côté là, grâce, si j'ose dire, à la contamination massive des hémophiles par le virus du SIDA dans les années 80. Ils se sont aperçus que certains malades, qui avaient reçu le VIH dans leur traitement contre l"hémophilie, n'avaient pas déclaré la maladie. Ils ont fait le parallèle avec la peste noire.

Pour cela ils ont étudié un petit village anglais, Eyam.

En effet, celui-ci, contaminé par la peste à cause d'un marchand ambulant de tissu rempli de puces venant de Londres, s'est lui-même coupé du monde, pour ne pas étendre la maladie. Cette quarantaine a tué plusieurs centaines de personnes. Mais il y a eu des survivants. Et ces survivants ont eu des enfants.

Les chercheurs se sont donc penchés sur ces descendants, qui vivent encore à Eyam. Et ils ont trouvé quelque chose: le Delta 32. Une mutation génétique qui empêche les virus et autres saletés de rentrer dans les cellules. Il ferme l'accès aux protéines, empêchant toute intrusion.

Partant de ce fait, ils ont vérifié si les hémophiles non séropositifs avaient ce gène mutant. Et la réponse était oui.

Ainsi, on a pu dire que ce gène Delta 32 était la clé contre les maladies infectieuses de tous ordres, que ce soit la peste noire ou le SIDA.

Ils ont testé des cellules porteuses du Delta 32 et d'autres sans cette mutation, face à la peste. Les cellules "mutantes" n'ont pas été affectées, les autres ont été détruites.

Ensuite, ils sont passés au test in vivo, sur un homme contaminé par le SIDA. L'homme a vu sa charge virale tomber au plus bas, jusqu'à n'être plus décelable, et il vit encore paisiblement à Londres.

On a vaincu la peste noire, il n'y a pas de raison pour qu'on ne terrasse pas non plus ce satané SIDA.

Avec des nouvelles comme celles-là, j'ai presque envie d'aller élever des porcs au Mexique moi!

Voilà, c'était la minute scientifique du Professeur Garofano!

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Commenter cet article

dominique+boudou 30/04/2009 19:01

Une bonne nouvelle ! Vive la médecine ! Ta filleule vivra cent cinquante ans avec toutes ses dents.

Louise 30/04/2009 14:15

je ne suis pas scientifique, c'est un fait, mais oui, il semble que ce gene mutant "delta 32" soit aussi efficace contre le SIDA que contre la peste.

Bombay+Magic 30/04/2009 13:34

Intéressante cette histoire!!! Mais je pensais que la peste était bactérienne ? Ca marche comme les infections virales!

Bombay+Magic 30/04/2009 13:33

Intéressante cette histoire!!! Mais je pensais que la peste était bactérienne ? Ca marche comme les infections virales!

Louise 29/04/2009 15:03

etudier l'histoire n'est jamais vain!!