Louise neuve

Publié le par Louise

Avant mon départ vers le chnord, je te racontais, à toi, lecteur patient et bienveillant, que je n'allais pas revenir tout à fait comme j'étais partie.

Bien.

Postulat de départ: comment est la Louise? ("égoïste! Oui, merci Bernard, Président"), non, sérieusement.

Louise est une trentenaire banale, sans descendance, sans fratrie. Seule en somme.

L'idée de faire des enfants est une chose qui m'est totalement étrangère, et ce, depuis que la nature a décrété que j'étais une femme. Mais, comme tout être humain qui se respecte, l'idée de mes vieux jours, entourée par 44 chats dans mon appartement, sans personne, m'effrayait quelque peu. Soyons honnête.

Interlude dans les prairies picardes et retour de la Louise en ses terres limousines.



Résultat des courses:

Louise est toujours trentenaire, toujours banale (quoiqu'une crinière brune ondulée qui prend les reflets du soleil ne soit pas de toute banalitude quand même, oooh, je me lance des fleurs si je veux, c'est moi qui écris ici!!) et toujours sans descendance.

Mais ce qui a changé dans ma petite vie, c'est que je n'ai plus peur d'être bouffée par mes chats quand je serai bien vieille.

Parce que ce qui s'est passé à Soissons ce week end a fait rentrer dans mon existence une  petite chose de 6 kilos, aux yeux lavande et au sourire encore édenté.

Je suis en effet devenue, devant la loi et les hommes, marraine républicaine de la fille de mon cousin.


Ce n'est peut-être pas un acte reconnu par le Code Civil, cela ne me donne aucun véritable droit ni devoir envers cette petite chose rose, malgré ce qui est écrit sur le certificat, mais c'est tout comme en ce qui me concerne.

Je sais qu'après mon retour ad patres, il restera quelque chose. Et même avant ce retour aux cendres, il y aura quelqu'un pour qui je pourrai vivre, à qui je pourrai léguer mes fringues, mes chaussures vintage, mes 256 sacs à main, ma maigre expérience de la vie, mon modeste savoir, mes livres, ou, au moins des bijoux de famille... Ca n'a l'air de rien, mais l'idée de finir enterrée avec la bague de mon arrière grand père encore à mon doigt, ne me remplissait pas d'aise. Aujourd'hui, je sais que cette bague, modeste symbole de la vie de notre famille, continuera à vivre avec ma filleule.

La relève est là en somme, planquée dans un babygros et chougnant une girafe Sophie.

Cette petite n'est pas la mienne, ne le sera jamais, mais mon avenir est lié au sien à présent.

Et ça, ben, ça vous change une femme.







Publié dans couleur orange

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Louise 29/04/2009 15:04

ça doit etre ça oui, tu ne me connais sans doute pas autant que tu te plais à le croire!

Le+Président 29/04/2009 14:40

Ben un peu voire beaucoup meme parce que je te connais!

Le+Président 28/04/2009 14:15

J espere que tu ne penses pas ce que tu ecris....... c est qui Bernard?

Louise 28/04/2009 16:36


bernard, reference cinematographique de mon pauvre niveau: les bronzes font du ski...

pourquoi me demandes tu qsi je pense ce que j'ecris; heureusement que je le pense.
ça doit te depasser sans doute...


jean-marie 28/04/2009 14:04

Bonjour, chère Louise,ton billet d'aujourd'hui est plein de générosié et de délicatesse...d'émotion en un motet sans te départir de ton humour...je te fais une bise amicalebien à toijean-marie