Comme un goût de miel

Publié le par Louise

Hier, votre dévouée était extrêmement amère et très très énervée contre les porteurs de goupillon, qui, pour faire un jeu de mots plus ou moins vaseux dont j'ai la spécialité (si, si), sont les sabreurs des plus vulnérables.


Ce matin, cette veille de printemps douce et ensoleillée a un goût plus suave. Non, je ne parle pas de ce mini "printemps des peuples" qui va se dérouler dans quelques heures dans les rues de Limoges et de 90 villes de France, mais bien d'une info symboliquement très forte.

En effet, un état américain, le Nouveau Mexique, a décidé de mettre fin à la peine de mort. 

Allélouia! 

Le gouverneur démocrate du Nouveau Mexique, M. Richardson, a ainsi fait entrer son état dans le cercle très restreint des états abolitionnistes; ils ne sont que 15. Cet état n'était pas non plus un foudre de piquouse létale: il n'avait exécuté personne depuis 30 ans, et """seules""" 2 personnes attendaient leur fin dans le couloir de la mort. Mais M. Richardson, qui fut longtemps partisan de la peine capitale a aboli cette pratique par peur de l'erreur judiciaire fatale. C'est une raison valable.

Je savais bien que les Etats Unis ne pouvaient pas être un pays entièrement pourri!! Voilà qui redonne de l'espoir

 

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Louise 15/05/2009 09:09

à la limite, vois tu, même si c'etait parcequ'ils pensaient que les âmes des condamnés reviendraient leur chatouiller les oreilles, je m'en rejouirai quand même! l'important, c'est d'en finir avec la peine de mort! et l'argument economique tient la route!merci pour ces précisions!

Thierry 14/05/2009 22:15

25 000 $/an pardon... et pas 40 000... me suis trompé

Thierry 14/05/2009 22:13

La peur de l'erreur judiciaire est effectivement la raison donnée par le gouverneur pour expliquer cette décision. Mais l'argument économique a probablement dû rentrer en ligne de compte. Le président d'une association abolitionniste du Nouveau Mexique expliquait dans un reportage que lorsqu'une condamnation à mort coûte, à cause de procès souvent très long suivis (1er procès, appel, ...) ainsi que du temps que le condamné passe dans le couloir de la mort, en moyenne 3 millions $ à la société, une condamnation à perpétuité coûte 1 million $ (40 000 $/an x 40 ans - durée moyenne de la peine). L'économie ainsi réalisée expliquerait la décision de l'abolition. Pour la même raison, il y a de bonnes chances pour que l'Etat voisin du Colorado, pourtant très conservateur, prenne la même décision.La crise a parfois du bon.

jean-marie 20/03/2009 03:50

bonsoir Louise...j'ai beaucoup hésité avant de venir...lâcheté ?sur ce sujet, pourtant de première importance, je n'arrive pas à me décider définitivementmoralement, intellectuellement je suis contre la peine de mort... mais il m'arrive parfois devant l'horreur des crimes de ressentir le besoin de vengeance...mais au nom de quoi la société s'arroge-t-elle le droit de vie ou de mort... je ne crois ni en la justice ni en la validité des sentences des tribunaux...ridicule... j'aurais peut-être mieux fait de me taire...amicalementjean-marie

Louise 20/03/2009 06:43


je crois que le sentiment de vengeance, l'envie de massacrer le type qui a fait le mal sont tout à fait naturels, mais ce qui est naturel n'est pas forcément bon pour une vie en société, la moins
injuste possible disons.


marie-claude leloire 20/03/2009 00:02

une fleur de plus au renouveau du printemps ... à petits pas, le droit fait son chemin !