Claude Berri

Publié le par Le Président

 

Quand, il y a une dizaine d'années, Michel Denisot lui avait demandé pourquoi il faisait “tout” dans l'univers du cinéma, Claude Berri avait simplement répondu que le cinéma était sa vie.


Cette formule est aujourd'hui galvaudée - n'importe quelle midinette de série télé affirme que le cinéma est toute sa vie - mais quand il s'agit du plus grand réalisateur et producteur du septième art français, cette expression prend toute sa dimension.


Sa vie, oui, sans aucun doute.


Claude Berri savait tout faire dans le cinéma: producteur de génie (il faut oser produire un petit film qui parle de facteurs dans le Nord...), réalisateur hors pair, il est l'homme de cinéma le plus récompensé de l'histoire. Tout ce qu'il a touché s'est transformé en or, l'or qui recouvre les César.


Il entre dans le monde du cinéma dans les années 50, échappant ainsi à son avenir familial qui le destinait à la carrière de fourreur.


Et il n'arrêtera plus.


Il travaille avec Pialat, décroche un César en 1966, pour un court métrage, Le Poulet. Le premier d'une longue liste.


Bourreau de travail, il ne lâchera plus les affaires, que ce soit en tant que réalisateur ou producteur. Il était encore en train de travailler à son dernier film "Trésor" quand la mort l'a frappé.


Son oeuvre EST le cinéma français.


En vrac et dans le désordre, quelques titres qui parlent à tout le monde: Je t'aime, moi non plus, gazon maudit, la graine et le mulet, le cinéma de papa, inspecteur la bavure,l'innénarable Deux heures moins le quart avant Jésus Christ, Banzaï, la femme de mon pote, le sublime Tchao Pantin ( et la célèbre saillie de Coluche, César du Meilleur Acteur: “comme tout le monde, je remercie Claude Berri!), le fou de guerre, l'ours, (oui, il était fort en grands écarts, Claude !), Uranus, Jean de Florette et Manon des Sources, Valmont, Germinal, la reine Margot, les trois frères, Lucie Aubrac, Astérix contre César, Astérix Mission Cléopâtre, Amen, le scaphandre et le papillon, et le dernier énorme succès du cinéma français, Bienvenue chez les Ch'tis.


Des centaines de films.


Et une grande partie d'entre eux a une particularité commune, c'est d'avoir remporté un César.


Tout le monde ne peut pas en dire autant.


Je rends hommage à un immense personnage du cinéma. Personnage amateur d'art également, évoquer le goût prononcé de Claude Berri pour les monochromes nous faisait sourire, Louise et moi.


Il va nous manquer cruellement, car je ne vois pas qui pourra prendre une telle relève.


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Enzo 13/01/2009 14:27

Ce n'est pas ma crêmerie, mais j'avais aimé Uranus comme film.

louise 13/01/2009 13:35

même moi, j'ai vu des dizaines de films de Berri,et je crois que je les ai tous aimés. ah je n'ai pas vu les Ch'tis, et je ne crois pas les voir avant de longues années, je deteste les phenomenes de foule! une tres grande perte pour le cinéma, c'est certain.

jean-marie 13/01/2009 12:16

merci, Président...pour ce bel et bon hommageparler de Claude Berri c'est  visiter l'histoire du cinéma français d'un demi-siècleamicalementjean-marie