Le plus grand criminel nazi recherché: Aloïs Brunner

Publié le par Le Président

C'est lui le n°1, devant Heim, le Boucher de Mauthausen.

Aloïs Brunner, responsable de la déportation de 47 000 juifs autrichiens, 43 000 juifs grecs, 25000 juifs français, chef du camp de Drancy, responsable des rafles de Berlin et de la déportation des enfants d'Izieu. En effet, sacré palmarès.

Aloïs Brunner est autrichien, il est né le 8 avril 1912, dans une famille pauvre antisémite, persuadée que la défaite de 18 est de la faute des Juifs. A 15 ans, trop pauvre, Aloïs est obligé de stopper sa scolarité, là encore, il accuse les Juifs de le pousser dans la misère. Rien d'étonnant alors de voir le jeune Brunner, 19 ans, entrer au parti nazi et devenir un des cadres les plus actifs et les plus criminels, acteur aux côtés d'Eichmann de la Solution Finale.

En 1954, il s'exile en Syrie, où il devient conseiller du gouvernement de Damas. Sa spécialité? L'apprentissage aux Syriens de la torture dans les prisons, il avait de l'expérience...

 Cette même année, la France le condamne à mort, mais par contumace seulement, impossible de mettre la main sur le criminel. Traqué par Simon Wiesenthal, Brunner se réfugie donc à Damas sous différents noms d'emprunts: Dr Georg Fischer ou Ali Mohamed.

En 1987, Interpol lance un mandat d'arrêt international contre Brunner, l'Allemagne ne cesse de demander son extradition, en vain.

En 1999, des rumeurs font état de son probable décès 3 ans plus tôt, mais comme pour Heim, personne n'est dupe, surtout lorsque Brunner est aperçu et reconnu par des journalistes allemands à Damas.

La justice le traque toujours. En 2001, la France de condamne à nouveau, par contumace, à vie cette fois.
Il est possible qu'il soit mort, sans jamais avoir été jugé ni condamné.

Mais les doutes demeurent, ces criminels ont la peau raide et vivent vieux, paisiblement en principe.
C'est pourquoi l'Autriche ne lâche pas l'affaire et offrait, en juillet 2007, une récompense de 50000 € pour toute information aidant à sa capture ou à celle d'Aribert Heim.

Rien n'est fini encore.

* photo du haut: Aloïs Brunner en 1943, chef du camp de drancy
Photo du bas: le même, en Syrie, en 1985.

Publié dans mctproduction

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jean 06/12/2008 21:29

tout comme otto skorzeny et le mossad , l'Egypte ...
les anciens ss dans la légion étrangère ...

Enzo 06/12/2008 20:07

Et réciproquement, la RDA ayant recyclé pas mal de gens de la Gestapo...

Thierry 06/12/2008 06:08

Oui Jean-Marie. Certains d'entre eux ont d'ailleurs rendu service aux américains dans leur lutte contre les communistes.

Lambert Palis (jean-marie) 06/12/2008 03:33

bonsoir Louise...Je suis convaincu que les criminels à ce niveau s'ils échappent ainsi ont toujours été protégés par les Etats.ils savent beaucoup trop de choses sur des complices qui sont passés à travers maille et qui ont (ou ont eu, vu leur âge) des responsabililités politiques ou économiques...j'enfonce peut-être encore une fois des portes ouvertesamicalementjean-marie

Louise 05/12/2008 16:37

je ne connais pas ces 4 soviétiques en question, mais je sais une chose, c'est que la criminalité ne dépend pas de la couleur de l'uniforme.