Du bonheur d'être pauvre

Publié le par Louise

Ce n'est pas moi qui le dis, mais bien les spécialistes des finances, dans la merveilleuse Lettre de l'Expansion d'hier.

Du bonheur d'être miséreux aurais-je dû titrer ce papier car, à en croire l'Expansion et son titre frappant: "Krach: les riches trinquent", il vaut mieux dormir sous les ponts en ce moment, que dans de la soie sauvage.

On nous explique donc que ces pauvres milliardaires vont souffrir de la crise encore plus que les traîne-misère des usines! Ah, merci l'Expansion!

En effet, ces braves gens, Arnault (dont je parlais ici il y a peu), le Baron Frère (Lafarge) ou encore l'attachant ex patron des singes, Ernest Antoine Baron de Sellières ont perdu ou risquent de perdre jusqu'à 20 % de leur capital.

Excusez moi, j'écrase une larme.

Bien.

Ils perdent 20% de leurs sous, mais ces 20% représentent des millions voire des milliards d'euros. Donc, suivez moi bien, si je suis une logique louisesque (ie: un peu crétine), si je perds 20% de mon porte monnaie et que cette perte s'élève à 800 millions par exemple, ça doit vouloir dire qu'il m'en reste encore un sacré paquet! La comptabilité louisesque ne permet pas les calculs, désolée!

Ainsi, ces pauvres multimilliardaires seraient à plaindre?

Aaah, excusez moi, mais là, je viens de m'étouffer dans mon vomi tant je suis écoeurée!

L'Expansion fait quand même amende honorable dans son papier, en soulignant que si ces salauds de pauvres eux ne seront pas autant touchés que les riches, les pertes qu'ils auront à subir les frapperont quand même sacrément! Oooooh? Sans blague?

Ernest Antoine perd 2 milliards, il lui en reste encore 8, Gaston Dugenou, salarié chez Ferro (usine de Limoges qui ferme) perd 950 euros, il lui reste..... rien.

De la relativité.....

La phrase de l'Expansion à elle seule vaut son pesant de cacahouètes, je vous la livre in extenso, car elle est trop belle : " au bas de l'échelle sociale, la crise patrimoniale fait moins de dégats. Les ouvriers abandonnent 956 euros chacun et les employés, 4394 euros. Evidemment, à proportion de leurs modestes avoirs, les sommes perdues peuvent être difficiles à supporter."

Du coup, je suis contrainte d'arrêter ce papier, je n'ai plus ni yeux (trop embués de larmes pour ces pauvres multimilliardaires) ni bras car ils sont tombés en lisant cette lettre.

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Louise 20/11/2008 08:13

> jean marie: ça pourrait etre ça, mais non, c'est bien la tres serieuse et eminente Lettre de l'Expansion qui nous raconte ça avec un sérieux à toute épreuve. > daniel: je me gausse, et je ne les plains pas en plus. Ils ne se genent pas pour se foutre de nos gueules à longueur de vies, je n'ai aucune compassion pour les gens qui exploitent les autres et ensuite viennent pleurer parce que leur joujou est cassé.> dominique: en effet, l'article sur le procès d'enzo ne bouge pas. il y en aura sans doute un autre le 13 décembre, après le procès en appel qui aura lieu la veille. > marie claude: moi aussi, je ne vais pas les plaindre. Même si le fait que les riches perdent du pognon ne va pas améliorer la vie des pauvres, c'est un fait.

Le President 19/11/2008 22:41

Dominique Boudou :  l article n a pas bouge Dominique il est au 19 juin 2008 !!!!!!????????

Le President 19/11/2008 22:41

Dominique Boudou :  l article n a pas bouge Dominique il est au 19 juin 2008 !!!!!!????????

jean-marie 19/11/2008 19:29

Bonjour, Louise...tu es sûre de ne pas être tombée sur un nouveau "Manifeste du surréalisme" déguisé ?amicalementjean-marie

Enzo 19/11/2008 18:11

Quand les riches maigrissent, les puvres crèvent... Bon, à côté de cela, si Louis-Dreyfus perdait tout son fric, comment indemniserions-nous demain les Ukrainiens ???