suite du livre

Publié le par Louise

voici avec quelques jours de retard la suite du roman de notre ami:

Depuis 1940, alors que nous étions tous soldats à la caserne de Beaupuy, nous avions organisé une stratégie afin de récupérer des armes et des munitions pour le maquis de la région. Ainsi, nous n’utilisions pas la totalité des cinq balles qui nous étaient allouées pour les exercices de tir. De même, nous gardions et démontions des fusils Lebel. Ce précieux chargement, indispensable pierre à l’édifice de la résistance à l’ennemi – intérieur ou allemand – était ensuite dissimulé dans les locomotives stationnées à la gare Montjovis afin que les armes puissent être distribuées aux combattants de l’ombre des maquis environnants. Lors de nos sorties pour aller jouer au football, nous faisions passer les armes, et nous les faisions partir. Clément, Julien et moi, entre autres, étions spécialisés dans l’impression et la distribution de tracts. Le père de notre ami Henri avait en effet trouvé un moyen d’imprimer quelques mots sur du papier de mauvaise qualité certes, mais qui n’enlevait rien à la portée des petits morceaux de feuilles que nous collions le nuit en ville. Bien que cette action eut l’air quelque peu symbolique comparée à l’action armée ou à la distribution clandestine d’armes et de munitions, elle pouvait nous faire condamner à mort et elle montrait surtout que toute la France n’était pas à genoux.

 

 

 

 

Nous suivons Fernand vers la gare Montjovis où nous attendent certainement nos compagnons de résistance. Fernand est un jeune homme de 22 ans, robuste et carré, qui a dans le regard toute la détermination de ceux qui refusent la soumission. Nous avons tous dans les yeux cette même haine de l’occupant et des sbires de Pétain. Cette haine, nourrie chaque jour d’un profond espoir de renverser Vichy, fait de chacun de nous un maillon indéfectible de la chaîne de résistance limougeaude. Nous sommes aussi un groupe soudé autour de l’idée de rendre sa liberté à la France. Au lendemain de la signature de l’armistice, à la caserne, nous avions attendu que notre capitaine ait fini son discours sur la nécessité de collaborer avec les Allemands qui venaient de défaire l’armée française pour entonner en chœur la Marseillaise, symbole de la liberté de la France et de la volonté farouche de ne jamais baisser la tête devant les despotes, que quelque espèce soient-ils. Et cette nuit encore, nous allons prouver que la ville ne leur est pas acquise.

merci de votre fidélité!

 

Publié dans Roman

Commenter cet article

Julien 30/03/2006 01:08

C'est bien ce que je dis , bien que le sujet traite de la guerre , ce roman est un piège à femme mais ca me fait plaisir pour l'auteur qu'il y ait des fidèles (dont je suis aussi :-) ).
Et surtout des fidèles sur un tel sujet................
Bravo à toi , à vous Madame , Monsieur , je ne sais pas.........!!!

indice 29/03/2006 20:59

Notre AMI
c'est donc un homme...............

célia 29/03/2006 19:14

Alors nous sommes au moins deux !! Un vrai régal, merci à l'auteur de ne pas avoir jalousement gardé ce roman pour lui. Vivement la version papier en vente dans toutes les bonnes librairies...

Lazuli 29/03/2006 09:29

Decidement je reste fan de ce roman moi! merci