Le der des ders, encore?

Publié le par Louise

Il fallait s'y attendre, Lazare Ponticelli, inhumé au Panthéon en janvier, en tant que dernier Poilu n'était pas vraiment le dernier.

Un historien, spécialiste de la Grande Guerre, Frédéric Mathieu, qui tient le site www.derdesders.free.fr, a en effet retrouvé la trace d'un autre ancien combattant de 14-18, Fernand Goux, né le 31 décembre 1899 dans le Loiret. (Entre nous, je pense que ce n'est pas le seul. )

Fernand a été incorporé dans l'armée le 19 avril 1918, dans un régiment d'infanterie, mais bien vite, il a servi à l'arrière, pour le ravitaillement des troupes et l'inhumation des soldats morts. Ainsi, il n'a pas servi au front durant les 90 jours règlementaires exigés par l'ONAC pour lui attribuer le titre d'Ancien Combattant.

Petit aparté, entre nous, hein
Ca fait un peu mal au c... oeur de voir des scribouillards décider qu'un gamin de 18 ans envoyé au front n'est pas soldat pour de sordides histoires de chiffres... L'administration.... J'en suis, je sais de quoi je parle!
Fin de l'aparté.

Bref.

Notre Fernand Goux, donc, n'est pas un AC de 14-18, il n'a pas "assez" combattu sur le front, n'a pas été blessé (mais où est donc passé ce satané obus! ), pas malade(aaah, les joies de la grippe espagnole! ), pas fait prisonnier, pas évacué. Donc, pas de reconnaissance. Je fais du cynisme pas cher, je sais, voir "Le petit aparté".

Qui plus est , ce monsieur Goux ne semble pas avoir eu envie de se faire remarquer outre mesure, il n'a jamais fait la moindre démarche pour être reconnu. Il vit sa retraite d'ancien agriculteur en Ile de France et ne demande rien à personne.

Ceci étant, nous avons un nouveau Poilu, n'en déplaise à l'ONAC.

On ne va pas enlever à Lazarre Ponticelli sa place au Panthéon, mais à 108 ans, on peut espérer que Monsieur Goux saura encore porter la mémoire vivante de la Grande Guerre, et ça, c'est toujours bon à prendre.

Souhaitons donc une longue et bonne vie à Fernand Goux.

Je rappelle pour l'anecdote que le doyen de tous les combattants de la première guerre est britannique, qu'il se nomme Henry Allingham, qu'il est né le 6 juin 1896 et que chaque année, il vient en France célébrer les cérémonies militaires de la Première et de la Deuxième Guerre.

Souhaitons la même destinée à Monsieur Goux.

Publié dans couleur orange

Commenter cet article

louise 22/06/2008 15:20

je ne connais pas (encore) Sète, mais je ne compte pas rester ignorante encore longtemps! mourir pour des idées, magnifique oui!

jean-marie 22/06/2008 13:41

bonjour Louise...ne te vexe surtout pasje sais bien que chez toi il ne peut y avoir ni blasphème ni sacrilège !et j'en suis très heureux...tu aimes Brassens, moi aussi et sais-tu quelle est  sa chanson que je préfère ? "Mourir pour des idées"... fallait le faire et mon compatriote de quelques saisons l'a fait... Lui que l'on a tant sollicité pour telle ou telle cause et qui, me semble-t-il n'a jamais donné sa signature, sauf erreur de ma part, que pour la défense de Soljetnitsine...c'est dimanche... tu as quelques minutes ?Connais-tu Séte ? cette pépinière qui nous a donné tant de bonheur... de Paul Valéry et Maurice Clavel à notre Georges en passant par Jean Vilar, Pierre-Jean Vaillard  et Agnés Varda...  un éclectisme qui me convient parfaitement... Ville et île singulière qui développe aujourd'hui un art populaire, que je n'apprécie pas toujours, avec les frères Di Rosa et Combas... Mais on en vient à parler de "l'école de Sète" et de son MIAM, Musée International des Arts Modestes...j'aime la dérisionHors sujet... je déraille une fois de plus...mais ici je peux dire ce que j'ai envie de dire, sans paraître m'engager, sauf à te déplaire et j'en serais navré...amicalement jean-marie

louise 21/06/2008 20:13

aucun blaspheme ici, jean marie!que du bonheur, j'adore cette chanson....comme toutes celles de Brassens en fait!!!

jean-marie 21/06/2008 15:39

bonjour, Louise...je ne sais vraiment trop pourquoi mais ton article acidulé me fait penser à Brassens et sa guerre de 14-18..."...Bien sûr, celle de l'an quaranteNe m'as pas tout a fait déçu,Elle fut longue et massacranteEt je ne crache pas dessus,Mais à mon sens, elle ne vaut guère,Guère plus qu'un premier accessit,Moi, mon colon, celle que je préfère,C'est la guerre de quatorze-dix-huit!..."tu n'y verras pas blasphèmedérision ? j'aimesans raisonamicalementjean-marie