j'veux du soleil!

Publié le par Louise

Ce matin, très tôt, vers minuit 45, j'entends la nouvelle pour la première fois, Yves Saint Laurent est mort. Je pousse mon fameux: "ben merde alors, je l'aimais bien ", et puis, je m'endors; signe que cette disparition ne va pas changer ma vie.

7h, re-nouvelle (oui, vous l'aurez deviné j'écoute France Info pour m'endormir et me réveiller!), bon, je me dis que c'est bien triste, qu'il était bien jeune (71 ans), qu'il était sympathique et talentueux mais au bout du compte, la haute couture, ce n'est vraiment pas mon monde, même si je l'apprécie.

L'air de rien, je remets à mon doigt la bague "Yves Saint Laurent" que je possède, fruit d'une trouvaille dans des toilettes (pas toujours glamour la haute couture! )

La matinée passe, je vais au boulot à pied, il pleut, j'ai oublié mon parapluie. Je me mouille, ce qui arrive souvent me direz-vous en cas de pluie. C'est finement observé. Mes cheveux lissés se délissent et refrisent, j'ai la gueule dans le pâté, j'écoute Charles Trenet qui aime le music-hall, je ne pense plus à Yves Saint Laurent.

Arrivée au bureau, train train du travail du lundi. La pluie toujours par les immenses fenêtres du bâtiment de 1882 qui me sert de bureau.

Et là, je la sens, l'absence, la disparition. Oui, oui, celle d'un couturier dont je connais juste le nom, le visage et le smoking pour femme ( ah, et aussi la photo du mannequin qui pose pour le parfum M7...)

Paf, en pleine face alors que je regarde mes rendez-vous de la journée dans mon agenda.

Une sensation de profonde déprime m' envahit alors, la pluie aidant.

Je ne rêvais plus que de soleil, de Côte d'Azur, de tongs, de shorts et de lunettes de soleil, de foulards autour des visages des jeunes filles, de chemises blanches sur les jeunes hommes en 403 décapotables, de Cannes version 1960, de St Tropez avant Jean Roch...

De beauté en somme, de glamour, de chaleur, de soleil du sud.

Et ça, c'est à cause de la mort d'Yves Saint Laurent!

Eh bé, si on m'avait dit ça il y a 13 heures, je n'y aurais pas cru et je serais même partie dans un grand rire gutural et grotesque de ma fabrication, genre, "arg arg arrrrghh, arfffrrrrr!!" ou quelque chose d'approchant.

Eh ben, c'est bien fait pour moi!

Monsieur Saint Laurent est mort et j'en suis peinée. 

Comprenne qui pourra. 
 

Publié dans coups de coeur

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Leloire Marie-Claude 02/06/2008 16:15

sa mort t'aura tout au-moins apporté un rayon de soleil drapant un désir de vacances, sa dernière création post-mortem ... 

jean-marie 02/06/2008 14:02

bonjour Louise...tu as l'art de rendre important à mes yeux  des gens ou des choses qui ne l'étaient pas vraiment jusque là...En définitive, il faisait partie d'un monde qui m'accompagne depuis pas mal de temps... et qu'on ne peut négliger...et puis chez toi encore une phrase qui fait tilt : "c'est bien triste... il était bien jeune, 71 ans..." merci chère Louise de la part d'un septua... qui a parfois besoin d'un petit remontant (moralement s'entend...)amicalementjean-marie