carré VIP

Publié le par Louise

chers amis blogueurs, le Président a décidé de ne pas attendre lundi pour mettre à votre disposition la troisième page du roman de notre ami. Roulements de tambours:

 

-         C’est de la folie !

-         De toute façon, on ne peut pas y accéder.

-         Je n’ai pas la moindre envie d’y être enterrée vivante !

Voilà ce que m’avaient rétorqué mes amis à l’annonce de mon projet. Car il s’agissait maintenant d’un véritable projet et non plus simplement d’une idée lancée en l’air. A force d’en parler, j’avais réussi à les convaincre de nous lancer dans cette exploration souterraine de Limoges et de son histoire. Et ce soir, au milieu de ce hall de gare, nous savons que nous devons y aller. C’est devenu évident.

Avant de nous lancer dans cette expédition, il nous faut penser aux détails techniques et logistiques. Des lampes, bien sûr, mais aussi des plans de Limoges, notamment des égouts, car si je connais par cœur ma ville en surface, ses profondeurs me sont étrangères. Maud, qui commence vraiment à montrer des signes de fatigue, nous fait sentir son besoin de dormir par une mauvaise humeur palpable. Nous décidons donc de rentrer chacun chez soi et de nous retrouver dès le lendemain, devant ce même café, pour préparer le voyage. Comme d’habitude, je ne dors pas. Je ne dors plus depuis des années. Et cette nuit, plus que les autres, je reste éveillé bien après que le jour ne se soit levé. Je ne sombre dans un sommeil comateux que vers neuf heures.

Nous voilà tous les quatre devant nos tasses vides, dans ce café qui prend alors l’air d’un QG. Chacun a pris un petit sac, un plan, des lampes et surtout l’envie profonde d’aller voir cette rue condamnée. Nous avons tous passé l’âge de braver les interdits, mais notre quart de siècle ne nous empêche pas de vouloir savoir ce qui se cache sous la ville, sous la place Maison-Dieu. Nous ne laissons pas le temps au patron de nous mettre dehors ce soir, nous partons bien avant la fermeture.

Derrière la gare, une plaque d’égout. Le sésame ? Il n’y a personne ici à cette heure. Il n’y a que quatre amis qui vont pénétrer les entrailles de Limoges. Mais au moment de nous lancer dans cette aventure souterraine, Maud, par crainte ou par bon sens, nous annonce qu’elle ne veut pas descendre. Nous la regardons et il est évident qu’elle ment. Elle est comme nous, extrêmement excitée à l’idée d’aller voir la rue sous nos pieds.

A suivre... Merci

Publié dans Roman

Commenter cet article