peplum en berne

Publié le par Louise

Enfer et damnation!

 Allant me coucher à l'aube de ce 6 avril, la première nouvelle que j'appris fut la disparition de l'idole cinématographique de mon enfance, adolescence, début de vie adulte, trentaine.... Charlton Heston.
Il n'est plus.

Ben Hur a rejoint Messala, Moïse a rejoint Ramsès, le président de la NRA ( jusqu'en 2003) a rejoint les milliers de morts par balles d'Amérique décédés à cause même de son militantisme qui m'a toujours hérissé le poil.

84 ans, plus de 120 films, un Oscar (pour Ben Hur of course en 1959), il avait aussi une saloperie d'Alzheimer qui le détruisait depuis quelques années. Son voeu le plus cher était de tenir assez longtemps pour fêter, en 2008, son anniversaire de mariage avec Lydia, épousée en 1944. Fidèle Charlton.  Je ne saurais dire s'il a remporté cette course là, car Aloïs est un adversaire bien plus fourbe, mauvais, déterminé et cruel que le Messala de William Wyler....

Charlton Heston, un physique de dieu grec, qui faisait penser à la statue de Moïse par Michel Ange pour le même Cecil, une gueule de centurion romain, un buffet en bois de chêne, une capacité à jouer autre chose que des peplum (pas facile quand on a commencé par ça) avec la Planète des Singes où il joue l'humain, bande de saligauds, pas un singe! Je fonds à chaque fois pour ce physique exceptionnel et ce visage fort et tendre à la fois.

Ce qui m'a toujours étonné chez lui, outre sa capacité à porter la jupette et la toge pourpre (désolée, je ne peux pas m'en empêcher), c'est aussi son engagement politique. Il n'a pas toujours été un "vieux con de droite" (ça non plus je ne peux pas m'en empêcher, je suis de très très mauvaise foi, je sais, arf! ) non, il fut aussi un fervent militant des droits des Noirs dans les années 60, il fut démocrate jusqu'en 1972, devint Républicain à ce moment là et se radicalisa avec son soutien fervent à son ami Ronald Reagan. Et bien, même ça, n'arrive pas à me détourner de lui. Et même sa médaille de la Liberté remise par GW Bush en 2003 n'y parviendra pas.

Je ne veux garder de lui que le militant des années 60, que l'acteur extraordinaire, que la gueule à tomber, que le corps de David, que la sueur dégoulinant de son visage anguleux, que le regard empli tour à tour de haine et d'amour profond.

J'aime Charlton Heston, et son combat contre la maladie, rien que pour l'amour de sa femme, rattrape bien des égarements politiques à mes yeux.

Bon vent Charlton, puissent les chevaux du Cheik Ilderius te transporter dans les étoiles (j'avoue, c'est un peu facile mais les fans de Ben Hur comprendront... )

Publié dans coups de coeur

Commenter cet article

Louise 09/04/2008 09:29

belle initiative de France 3 jeudi soir avec la diffusion des 10 commandements! ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu!

jean-marie 09/04/2008 00:49

Bonsoir, Louise...tu reconnais les mérites d'un acteur malgré ses prises de position sur des sujets sensibles...les peplums ne sont pas ses films que je préfère... je l'ai aimé dans "les grands espaces" et dans le "major Dundee"...j'ai beaucoup moins apprécié c'est sa présidence du lobby de la National Rifle Association...amicalementjean-marie

bdu 07/04/2008 10:00

ouais encore une grande disparition

Enzo 07/04/2008 05:02

Un grand patriote américain qui a su évoluer politiquement

Leloire Marie-Claude 06/04/2008 23:41

mettons sous les prémices de sa maladie ses changements de climat politique ... et souvenons-nous du jeune et bel acteur qui en fit rêver plus d'une ...