Des stages

Publié le par Louise

Les stages de formation professionnelle ont plusieurs inconvénients: perte de temps, déplacements, repas dégueu, attention et écoute, mais surtout ils vous coupent du monde durant la journée entière. 

salvador03.jpgEt quand vous rentrez de stage, en écoutant la radio, vous entendez parfois des nouvelles qui vous font faire un écart sur la route et vous coupent le souffle. Perso, c'est exactement ce qui m'est arrivé aujourd'hui en apprenant la mort d'Henri Salvador!

Certes, il était âgé, mais il respirait tant la vie, la joie de vivre, l'exaltation de faire son métier qu'on en était venu à penser que la mort ne pouvait pas l'emporter, pas lui. 

Et pourtant, elle est venue quand même. 

Plus de 70 ans de carrière, ça laisse rêveur et admiratif pour le moins. Des tubes par centaines, des refrains connus de tous depuis des décennies, des berceuses devenues patrimoine national, des airs repris dans des publicités, ou par des groupes récents, des hits jamais démodés car tellement croustillants et délicieux qu'ils ne peuvent prendre la moindre ride. 

Henri Salvador est mort et c'est comme si un ami avait disparu. 

Comment la vie même peut-elle être emportée? Ce n'est même pas la maladie qui l'a tué, il s'agirait d'une rupture d'anévrisme. Il venait de finir une tournée en décembre, il avait sorti son dernier album en 2006, il était l'inventeur de la bossa nova ( il en sera récompensé en devenant Grand Croix du mérite de l'ordre culturel brésilien ) , 26 albums au compteur, des doublages de dessins animés, 3 victoires de la musique, la Légion d'Honneur (on en pensera ce qu'on veut...), médaille d'or de l'Académie Française.... Et champion de pétanque! Peu de chanteurs peuvent s'enorgueillir d'un tel palmarès. 

Et puis surtout, il était adoré du public, toutes ses chansons sont des fondements de notre culture, la fantaisie de ses textes, de ses interprétations, de ses scopitones ("Zorro est arrivé" est une merveille de ce point de vue!), et en cela, il restera toujours un des artistes préférés des français.

Passionné par l'espace, Henri Salvador disait ne pas appréhender la mort: "Je crois à l'éternité, à l'infini. Dans notre galaxie, il y a des milliards d'étoiles, et combien y a-t-il de milliards de galaxie? Vous vous rendez compte du nombre de vies qu'on a à vivre!" (AFP). 

On aurait aimé qu'il vive encore longtemps celle-ci à nos côtés ....

Publié dans portraits

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Le Parcheminé 14/02/2008 13:55

C'est l'une des rares fois ou il ne m'aura pas fait rire....

Bixente64 13/02/2008 20:58

Hier soir, avec un ami, en sirotant un petit verre, nous avions visionné pour la énième fois, un DVD de Henry Salvador en concert...J'ai écouté jusqu'à l'user le CD "Fenêtre avec vue"...Je suis triste. Trés triste.

oiseaux de proie(vampire) 13/02/2008 19:43

C'est triste , il était un vrai rayon de soleil , pour tout les ages , il accompagnait même les livres pour enfants musicaux (waps) de mes filles ...et c'était très chouette et éducatif ...C'est une écatombe ces années ci !

Dominique Boudou 13/02/2008 18:24

Bon. Je ne mangerai pas de frites. Oui, Henri Salvador fait partie des murs de la maison France. Une dizaine de ses chansons restera, et c'est énorme. On fredonnera ses refrains dans un siècle alors qu'on aura oublié son nom.

Leloire Marie-Claude 13/02/2008 18:19

nous avons eu la même peine suscitant la même réaction, un article ...