Gracchus Babeuf

Publié le par Louise

Dans la série que j'affectionne particulièrement, "j'ai un nom à coucher dehors et en plus je finis mal", en voici un qui trouve parfaitement sa place: Gracchus Babeuf. 

Avec un nom comme celui-ci, ceux d'entre vous, qui ne le connaissent pas encore se doutent déjà qu'il ne nous est pas contemporain, et ils ont raison! 

babeuf.jpgGracchus Babeuf est un petit blagueur qui, pour être sûr de passer dans cette rubrique du blog a changé non pas une mais deux fois de nom, d'abord baptisé François Noël, il devint Camille puis Gracchus. 

Bien, cet homme vivait sous la Révolution Française (l'indice, c'était "Camille"). Il vit le jour dans l'Aisne en 1760 et perdit la tête dans le Loir et Cher (où les chemins sont boueux, comme le narre le poète Delpech) en 1797, pas vieux. Entre temps il a eu une vie bien remplie: une épouse et trois enfants, déjà, ça comble pas mal de temps. Mais ce n'est pas tout.

Notre Gracchus a commencé dans la vie en étant notaire, jusqu'à ce qu'éclate la Révolution. Là, il saisit sa chance et devient journaliste. Très tôt, il prend conscience des conditions déplorables de vie de la majorité de ses concitoyens, et, inspiré par Rousseau, il commence dès 1788 à théoriser des idées égalitaires et collectivistes. 

Bien, en 1789, donc, il participe activement à la rédaction des Cahiers de Doléances, il organise des pétitions, des réunions, et il agace, et il est arrêté, une première fois en mai 1790. Marat le fait sortir. 

C'est à cette époque qu'il rompt tout lien avec le catholicisme, c'est sans doute aussi à ce moment là qu'il décide de changer de nom et de prendre le patronyme plus révolutionnaire de Camille. 

Octobre 1790, il fonde son propre journal, Le Correspondant picard, qui énerve beaucoup aussi, même ses petits camarades révolutionnaires, car il est vivement opposé au suffrage censitaire en vigueur. On fait fermer son journal et lui est contraint de s'exiler à Paris. 

Nous sommes en 1793, pas franchement la meilleure période pour débarquer à la capitale et affirmer qu'on n'est pas tout à fait d'accord avec ce qui se trame à la Convnetion et au Comité de Salut Public...

 
(à suivre...)

Publié dans portraits

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Emaxyo 02/02/2008 21:18

Périodes noires dans la révolution, suspicion de tous contre tous, massacre des personnes alors que c'est le système qui n'allait pas. Le gouvernement révolutionnaire empâchait toute stabilitée, coupant les têtes de ceux qui la recherchaient, qualifiés alors d'antirévolutionnaire.Bonne soirée

Leloire Marie-Claude 02/02/2008 18:01

très intéressant ce Gracchus Babeuf, ainsi que sa doctrine (le babouvisme) un communiste d'avant l'heure ...