brêves de comptoir

Publié le par Louise

On avait déja vu notre Président s'abaisser à employer un langage sinon ordurier, du moins extrêmement familier, lors de sa visite aux pêcheurs du Guilvinec, ça avait déjà fait les gros titres de la presse irrévérencieuse type Charlie hebdo ou Le Canard. Cette démonstration de force entouré de gorilles de 2 mètres avait été du plus bel effet, on s'en souvient. 

Aujourd'hui, c'est l'affaire du courtier de la Société Générale (encore un Breton tiens, doit y avoir un truc!!) qui fait retomber notre amateur de Rolex et de top models dans la fange plébéienne (chez nous quoi, "France d'en bas" quoi).
 
Il se met à tenir des propos dignes du Café du Commerce, période avant la loi anti tabac, quand les gens pouvaient encore discuter 1 heure de suite sans être obligés de couper leur conversation pour aller griller leur tige sous la pluie, brrrref.

Café du commerce disais-je . Exemple: "ce Bouton est l'un des mecs les mieux payés de France et il n'est même pas foutu de savoir ce qui se passe dans sa banque. A ce tarif là, on se demande à quoi il sert". Non, ce n'est pas votre dévouée un jour de rancoeur qui a sorti cette phrase simpliste, mais bien celui qui dirige la France depuis le mois de mai. 

Le naturel qui revient au galop sans doute....

Et dans cette histoire, ce qui me fait le plus marrer, c'est bien le retournement de veste de ces héraults de l'ultra libéralisme, des fossoyeurs de l'interventionnisme étatique, ces bourreaux du contrôle (vous savez, celui qui empêche la libre entreprise...). Ces gens là, dont notre Président est le porte parole énervé, -vant et  
-gique demandent, que dis-je, exigent, un contrôle plus important des opérations spéculatives et bancaires, un contrôle sur les marchés, un contrôle de l'Etat!! Diantre! Je m'amuse! 

ange_au_sourire.jpgEt notre agent de communication de Carla Bruni de préciser:  " tout le monde s'incline devant les salles de marché. On a inventé des mots comme titrisation. On a tout mutualisé et on ne sait plus qui garantit les risques " (heu, là, j'ai une petite idée, sur qui va garantir les 5 milliards: Bibi), ou encore, mieux, du véritable petit lait pour moi :" il faut sortir d'un capitalisme sans transparence où l'innovation dans les systèmes bancaires a conduit à donner le pouvoir aux spéculateurs plutôt qu'aux entrepreneurs." Du petit lait vous dis-je! 

Perso, j'aimerais entendre la voix du Cri du Contribuable, ce regroupement de "Jean Pierre Pernault en puissance",  qui veulent pendre les derniers fonctionnaires avec les tripes des derniers socialistes. Que disent-ils là de l'ultra libéralisme, de la spéculation à toute berzingue, de l'absence d'intervention de l'Etat?? J'attends de lire leur prochain brulôt. En attendant, je souris. 

( Ces saillies drôlatiques de Notre Président sont évidemment issues du Canard Enchaîné de cette semaine.)

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Le Parcheminé 01/02/2008 15:58

Moi ! Ca m'étonne ?! C'est pas dans mon caractère...... Mouhahahahaha !

Louise 01/02/2008 12:04

--> parcheminé: rrrho, ne feriez vous pas un peu de mauvais esprit cher ami, arf arf!!! 

jean-marie 01/02/2008 11:36

bonjour Louise...pas très bien pigé qui dit quoi...y a du monde là-dedans... Sarko, Carla ,Bouton, Pernault , le Canard, Charlie et le trader (?!) breton... je dois être un peu bouché ce matin...pas grave, c'est bien dit... (de ta part... les autres...)amicalementjean-marie

Louise 01/02/2008 12:00

oui il y a du monde, mais les propos issus du canard enchainé, sont bien ceux de notre Président, en fait, dans cet article, il n'y a que lui qui parle.

Le Parcheminé 01/02/2008 11:24

C'est ce qui est très curieux avec lui : Ia taille moyenne étant 1m76, pour rejoindre la france d'en bas, il lui faut un escabot....