Un peu facile

Publié le par Louise

femmetableau.jpgAlors voilà, c'est fait, Bertrand Cantat a dormi libre chez lui cette nuit. 

Son ami, le batteur (!!!) du groupe , est venu le chercher à la prison de Muret pour le ramener chez lui, après 4 années de prison pour meurtre. 

Pas cher payée la vie d'une femme, hein? 

Quatre ans... Enfin, 8, mais la loi est faite de telle sorte qu'un détenu offrant des garanties de réintégration dans la société, un emploi, un domicile, ayant fait montre de bonne volonté et ayant indemnisé les familles de la victime peut sortir. Ca fait beaucoup de conditions, mais Cantat les remplit toutes. Alors... la loi est la même pour tous, en principe. La moitié de la peine a été faite, il peut sortir... Bon. 

Je trouve ça franchement dur. 4 ans pour la vie d'une femme tuée à coups de poings par son compagnon.

Jean Louis Trintignant a raison lorsqu'il dit que c'est facile dans ses conditions de se débarrasser de son épouse, ça coûte nettement moins cher que d'engager un tueur à gages ou de monter un plan diabolique pour la faire disparaître. Là, il suffit de taper dessus jusqu'a ce que mort s'en suive, de pleurer fort fort, de regretter, et 4 ans après, vous voilà libre. 

Un peu facile, non? 

Publié dans coups de gueule

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dominique boudou 19/10/2007 21:06

Hum ! C'est complexe. Embarrassant. c'est vrai que 4 ans c'est peu. Des braqueurs prennent davantage même en ne tuant personne. Bah ! Je ne sais que penser.

un chouka 17/10/2007 09:28

que peut'on attendre de la société?et si ,c'etait chacun pour soi ?

Leloire Marie-Claude 17/10/2007 00:12

difficile débat entre la justice et la compréhension de la justice, quel est son rôle aujourd'hui, dans nos états démocratiques ? reconnaître les crimes commis, c'est aussi reconnaître le mal fait aux victimes qui en ont besoin pour s'aider à survivre .en aucun cas, elle n'est un instrument de vengeance,comment pouvoir faire la part des choses entre le crime commis et la souffrance éprouvée par la ou les victimes ?c'est pourquoi la loi doit trancher, tenir compte de la réinsertion des coupables, de ne pas allourdir la souffrance des victimes les jugements sont émis par la représentation populaire d'un jury jamais la justice ne saura satisfaire le ressentiment qu'elle induit, pourtant elle fait de son mieux ...

jean-marie 16/10/2007 21:00

bonsoir...et qu'est-ce qu'il va faire le libéré maintenant ?réinsertion ?suis pessimiste vu les conditions de sa libération sous conditions.va reprendre sa vie de demi-vedette et ses douces habitudes... et les tentations...jusqu'à la prochaine fois ?y a-t-il dans cette p... de société quelque chose de prévu ? chaque cas est unique bien évidemment et le fait  de dénoncer l'impuissance de la dite société ne me réjouis pas...excusez, j'enfonce des portes ouvertes...  amicalementjean-marie

Thierry 16/10/2007 18:03

Il est certain qu'il y a encore beaucoup à faire pour le droit des femmes dans le monde.Sachez qu'en Iran, par exemple (je pense que malheureusement d'autres pays sont dans le même cas), on considère que la vie d'une femme représente la moitié de la valeur de celle d'un homme.Quand un homme tue sa femme, il y est condamné à mort (ici le sujet n'est pas le débat sur la peine de mort qui a d'ailleurs déjà été traité sur ce blog) et non seulement la famille de la victime n'est pas indemnisée mais pire, c'est à celle-ci de payer la famille de l'assassin pour la vie de ce dernier.Alors certes, la situation en Iran n'est pas comparable à ce qui se passe en France mais ça donne à réfléchir sur le statut de victime.Dans le cas de Cantat, on parle de crime passionnel ou encore de violence conjugale pour être "politiquement correct".Mais je pense qu'il faut "appeler un chat un chat" et qu'il s'agit ici de violence masculine, tout simplement.Vous conviendrez facilement que l'inverse est très marginal et que lorsque celà se produit, la violence est de nature psychologique la plupart du temps (certes aussi condamnable, je ne l'excuse pas, loin de là, mais dans une moindre mesure) .Je n'en suis pas pour autant féministe mais c'est simplement une question de bon sens. C'est, me semble-t-il, de l'humanisme (et oui les femmes font partie, au même titre que les hommes, du genre humain!).Vous me direz peut-être que la solution n'est pas d'enfermer à vie ou pour une longue durée les criminels de ce genre.J'en conviens d'autant plus que lorsque l'on parle de statut de victime, il faut faire la part des choses entre la reconnaissance du crime par la justice (et donc du statut de victime) et la réparation du crime qui est une question d'appréciation.Or on sait que l'appréciation de la durée d'une peine à infliger est plus ou moins subjective tant elle peut diverger selon les individus.Alors vous me direz peut-être aussi que si la solution n'est pas d'enfermer à vie ou pour longtemps ce genre de criminels, et ce d'antant plus que vient se greffer à celà le problème de l'engorgement des prisons françaises, il va se poser la question de leur réinsertion dans la société.D'ailleurs la loi le prévoit déjà par la libération conditionnelle et toutes les contraintes qui y sont liées.Je pense que c'est une bonne chose mais c'est oublier les victimes, tout du moins celles qui survivent.Je crois ne pas me tromper en affirmant que la loi ne prévoit rien pour celà.La justice leur reconnaît le statut de victime et donc l'Etat, la Société a sa part de responsabilité et a donc le devoir d'aider les victimes qui en ont besoin et qui le demandent.Et donc à défaut de l'Etat, ce sont des associations qui s'en chargent mais elles ne peuvent malheureusement pas s'occuper de toutes les victimes de violence masculine.Et que fait notre bon roi, Sarko Ier, pour régler le problème? Et bien il met en place les peines plancher (mouais, pourquoi pas) mais, plus important à mon sens, il oublie les victimes.A trop faire dans l'émotionnel et dans le répressif, je trouve qu'on en oublie le principal.