Casta Diva

Publié le par Louise

maria-callas-1.jpgPar cet aria célébrissime de Norma, je voudrais en ce 16 septembre, rendre un hommage à celle qui a fait de l'opéra une de mes amours: la divine Maria Callas. 

La petite fille boulotte née à New York d'une famille grecque en 1923, les Kalogeropoulos, est devenue à la force d'une volonté de fer, la seule cantatrice dont l'histoire de l'art se souviendra sans la moindre faille. 

La première, elle comprit dès le début des années 50, qu'une chanteuse lyrique n'était pas qu'une voix, mais aussi une âme, un corps sur scène: 40 kilos perdus en une année pour devenir une sylphide sublime, et une présence scénique jamais vue auparavant. 

Maria Callas n'est pas qu'une soprano colorature, elle est LA soprane, elle est tragédienne, et c'est dans Norma qu'elle s'épanouit le plus, dans la douleur de cet aria.  

callas-norma.jpgQuel que soit le rôle dans lequel elle se donne,  Norma, Carmen, Médée, Turandot, Violetta, Mme Butterfly ou tout autre, elle me fait dresser les poils sur les maxillaires (c'est comme ça que la première fois, j'ai appréhendé l'opéra, physiquement!! ). 

Son oeuvre magistrale n'a pas trouvé de concurrence en son temps et n'a pas d'héritière actuellement, la nazillone Schwarzkopf décédée l'an passé, ou la dodue Caballe ne pouvaient ni ne peuvent affronter la voix si particulière, si puissante et si "border line" à la fois, toujours sur le fils du rasoir de la justesse, mais toujours juste, de La divine.

Sa vie amoureuse aussi est digne de sa stature de tragédienne sublime: un milliardaire pour commencer (Meneghini) et LE milliardaire ensuite, Onassis, qui l'abandonnera pour un poisson plus prestigieux encore d'un point de vue people, Jackie Kennedy.
 
CallasButterfly.jpgLa Callas, même anéantie,  savait rire de son destin de diva malheureuse : " D'abord j'ai perdu du poids, ensuite, j'ai perdu ma voix, et puis j'ai perdu Onassis". Onassis lui avait appris la passion pour autre chose que pour le bel canto, et c'est le bel canto qui lui est resté fidèle pourtant. 

Jamais oubliée du public, qui lui voue un  culte plus qu'une passion, La Callas s'est retirée seule dans son appartement parisien en 1965 pour y mourir, aussi seule, le 16 septembre 1977.

Elle n'avait pas attendu le trépas pour devenir une légende, un mythe, elle était divine de son vivant, elle est depuis 30 ans LA divine, la seule. 

Dans le lien vers cette video, je vous livre mon aria favori entre tous, Ebben ne andro, extrait de La Wally de Catalani ( la musique de Diva en somme). Par La Callas...... (par contre, le "clip, bof, on peut s'en passer!!!! )
http://fr.youtube.com/watch?v=uyXQz_Rtt4M

Publié dans coups de coeur

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Alix 17/09/2007 10:57

Allez, j'avoue... L'opéra, j'adore, la Callas, je ne connais guère... Antithétique, non ? Ben, euh... non. :-)

louise 16/09/2007 20:56

jean marie, tu me fais vraiment marrer!!! je suis athée mais je tolère cependant les references du style "nom de dieu" ou même même (t'as qu'à voir!) "bon dieu de bon dieu!!" hihihihhi!!! tu as de la chance d'avoir une soprano dans ta famille, je t'envie!

jean-marie 16/09/2007 20:35

Oh, bon dieu (excuse, je sais,  tu apprécies pas trop ces références), chère Louise tu t'y connais vraiment...  tu aimes et j'aime... c'est un art et un milieu que j'ai abordé bizarrement, celle qui est devenue ma belle-fille étant soprano aux choeurs du Capitole de Toulouse et cette aria, cette voix cette artiste relèvent du divin (excuse encore...lol )...amicalementjean-marie

louise 16/09/2007 17:05

ma mère, qui voue  à la Callas un culte quasi mystique, la reconnaît à tous les coups elle aussije crois que sa voix est reconnaissable entre mille, c'est sans doute ce qui fait d'une chanteuse une diva.

dominique boudou 16/09/2007 15:03

C'est la seule chanteuse lyrique que je parviens à reconnaître au bout de quelques mesures. Mais il est vrai que je suis ignare en opéra.